23 juillet 2026

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Côte d’Ivoire : le maep souligne les progrès en gouvernance et réformes institutionnelles

Le MAEP reconnaît l’engagement ivoirien en faveur de la stabilité et des réformes

Le Mécanisme Africain d’Évaluation par les Pairs (MAEP), outil phare de l’Union africaine dédié à l’évaluation de la gouvernance, a récemment souligné l’engagement remarquable de la Côte d’Ivoire dans trois domaines clés : la stabilité politique, la transformation économique et les réformes institutionnelles.

Lors de sa visite de travail à Abidjan, en juillet 2026, Marie-Antoinette Rose-Quatre, directrice générale du secrétariat continental du MAEP, a salué les avancées du pays. « Les efforts consentis par la Côte d’Ivoire pour consolider sa stabilité politique, transformer son économie et réformer ses institutions constituent une base solide pour l’évaluation de deuxième génération », a-t-elle déclaré.

La responsable a également mis en avant le rôle stratégique de cette évaluation future. « Au-delà d’un simple bilan, celle-ci représente une opportunité unique pour le pays de mesurer ses progrès depuis la première évaluation, de cerner les défis émergents et de partager des pratiques exemplaires avec les autres États membres », a-t-elle précisé.

Un partenariat renforcé pour une gouvernance de qualité

Le MAEP, fondé sur les principes de volontariat, transparence, redevabilité et apprentissage mutuel, vise à accompagner les pays africains dans l’amélioration de leur démocratie, de leur gouvernance politique, économique et entrepreneuriale, ainsi que dans leur développement socio-économique.

Marie-Antoinette Rose-Quatre a réaffirmé l’engagement de son institution à soutenir la Côte d’Ivoire dans les préparatifs de son évaluation de deuxième génération. « Nous examinerons ensemble la feuille de route, identifierons les étapes restantes et mettrons en place les mesures nécessaires pour garantir le bon déroulement de ce processus », a-t-elle expliqué.

Elle a également souligné la nature collaborative de cette démarche : « Cette collaboration repose sur la confiance, le dialogue et un engagement partagé en faveur d’une gouvernance renforcée sur le continent ».

Des initiatives locales pour promouvoir la bonne gouvernance

David Moussa Soro, président de la Commission nationale du MAEP en Côte d’Ivoire, a rappelé l’ambition de son institution : « placer la gouvernance au service du développement du pays ». Il a illustré cette vision par deux projets concrets :

  • L’université d’été pour la bonne gouvernance : un programme destiné à diffuser, auprès des populations, les principes de gouvernance responsable et transparente.
  • La revue scientifique sur l’intégration africaine et la gouvernance : un espace académique conforme au protocole du CAMES, dédié à la publication d’articles sur les enjeux de gouvernance.

Pr Soro a également réitéré l’engagement de la commission nationale à soutenir activement le secrétariat continental du MAEP dans la préparation de l’évaluation.

Un parcours institutionnel pour renforcer l’évaluation

La visite de Marie-Antoinette Rose-Quatre à Abidjan a inclus des échanges avec les autorités ivoiriennes. Après une rencontre avec le Sénat, elle s’est entretenue avec Nialé Kaba, ministre des Affaires étrangères de Côte d’Ivoire, pour aborder les modalités de l’évaluation à venir.

Créé en 2003, le MAEP est un accord volontaire entre les États africains visant à évaluer et améliorer la gouvernance. Son objectif ? Promouvoir la stabilité politique, l’intégration économique, la croissance durable et le développement humain sur le continent.

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