Can 2032 : le trio Burkina Faso, Mali et Niger officiellement en lice pour organiser la compétition
La Confédération africaine de football (CAF) a officiellement validé la candidature commune du Burkina Faso, du Mali et du Niger pour l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2032. Une avancée symbolique pour les trois pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES), qui doivent désormais prouver leur capacité à répondre aux exigences techniques et sécuritaires de l’instance continentale.
une première étape administrative franchie
Le 18 juillet dernier, à New York, les présidents des fédérations de football du Burkina Faso, du Mali et du Niger ont rencontré le président de la CAF, Patrice Motsepe, pour officialiser leur déclaration d’intérêt commune. Cette validation, rendue publique deux jours plus tard par la Fédération nigérienne de football, marque l’entrée des trois nations dans la course pour l’attribution de l’événement sportif. Une confirmation qui ouvre la voie à une préparation technique minutieuse.
un processus encore long et exigeant
Selon l’article 7.3 du règlement des candidatures de la CAF, cette étape administrative ne constitue qu’un premier jalon. Elle permet aux trois pays de poursuivre leur candidature, sans garantie sur l’issue finale. La CAF devra dorénavant évaluer la faisabilité du projet, en analysant les infrastructures disponibles, les capacités d’accueil et les conditions de sécurité dans la région. Une tâche complexe, dans un contexte marqué par des défis persistants.
la CAF mise sur une planification à long terme
Dès juillet 2026, la CAF a lancé un appel à candidatures simultané pour les CAN 2028, 2032 et 2036, invitant ses 54 membres à se positionner. Cette stratégie vise à anticiper l’organisation de l’événement phare du football africain et à donner aux fédérations le temps de construire des dossiers solides. Cependant, aucune date n’a encore été fixée pour la décision finale concernant l’édition 2032.
un modèle inspiré par l’expérience est-africaine
La formule d’une coorganisation à trois n’est pas inédite pour la CAF. Le Kenya, l’Ouganda et la Tanzanie ont déjà été désignés pour accueillir ensemble la CAN 2027, un précédent qui pourrait inspirer le trio sahélien. Cette approche permettrait aux pays de mutualiser leurs ressources et d’optimiser l’utilisation des infrastructures existantes, plutôt que de supporter seuls le poids d’une organisation conforme aux standards internationaux.
le football, un levier de coopération régionale
Cette candidature s’inscrit dans une dynamique plus large de renforcement des liens entre les trois pays. Depuis leur rupture avec la CEDEAO, le Burkina Faso, le Mali et le Niger multiplient les initiatives communes pour affirmer leur autonomie, que ce soit sur le plan économique, monétaire ou diplomatique. Une organisation réussie de la CAN 2032 offrirait à l’AES une visibilité internationale rare, dans un contexte où la région fait face à des défis sécuritaires persistants.
des défis majeurs à relever
La sécurité, les infrastructures sportives, les capacités d’hébergement et les réseaux de transport seront les critères décisifs pour la CAF. Les trois fédérations, en collaboration avec leurs gouvernements respectifs, devront démontrer leur capacité à organiser un événement d’envergure continentale, malgré les contraintes logistiques et sécuritaires actuelles. Une tâche ardue, mais qui pourrait marquer un tournant pour le Sahel.
une candidature porteuse d’espoir
Si le feu vert du 18 juillet ne constitue qu’une première étape, il ouvre la voie à une préparation rigoureuse. La CAN 2032 pourrait ainsi devenir bien plus qu’un simple tournoi : un symbole de la capacité du Sahel à transformer son unité politique en une vitrine internationale, à l’image des défis qu’il devra relever dans les années à venir.