15 août 2026

Niger libéré

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Côte d’Ivoire : investir dans l’élevage pour booster la production locale et réduire les importations

La Côte d’Ivoire accélère sa souveraineté alimentaire grâce à l’élevage et à l’aquaculture

Avec un coût de 782 milliards de francs CFA dépensés en importations de viandes et abats en 2024, la Côte d’Ivoire fait face à un enjeu majeur : réduire sa dépendance aux achats extérieurs. Pour y parvenir, le ministère des Ressources animales et halieutiques (MIRAH) mise sur des investissements stratégiques et une planification rigoureuse. Bouadi Beda Paul, directeur des affaires financières du ministère, a partagé cette vision lors d’un atelier organisé à Jacqueville.

Un atelier décisif pour la programmation 2027-2029

Du 29 au 31 juillet 2026, les responsables du MIRAH se sont réunis pour réviser le Document de programmation pluriannuelle des dépenses et des projets annuels de performance (DPPD-PAP). L’objectif ? Définir des priorités claires pour les trois prochaines années et aligner les budgets sur des résultats concrets. Cette démarche n’est plus une simple option, mais un impératif, a insisté Bouadi Beda Paul lors de son intervention.

Renforcer la politique nationale de développement de l’élevage et de l’aquaculture

La Politique nationale de développement de l’élevage, de la pêche et de l’aquaculture (PONADEPA) 2026-2030 est au cœur de cette stratégie. Elle vise deux objectifs principaux : booster la souveraineté alimentaire du pays et attirer les investisseurs privés dans ces secteurs porteurs. Grâce à cette politique, la Côte d’Ivoire entend transformer ses défis en opportunités durables.

Des métiers d’avenir pour les jeunes entrepreneurs

Le directeur des affaires financières du MIRAH a également lancé un appel aux jeunes générations. Les métiers de l’élevage, de la pisciculture et de l’aquaculture représentent, selon lui, des leviers d’emploi et d’innovation. En s’investissant dans ces domaines, les jeunes peuvent contribuer activement à la croissance économique du pays tout en sécurisant leur avenir professionnel.

Un cadre budgétaire orienté vers l’efficacité

Le DPPD-PAP issu de ces travaux servira de feuille de route pour le ministère. Il détaillera les objectifs à atteindre, les actions prioritaires et les indicateurs de suivi pour évaluer l’utilisation des fonds publics. Cette approche garantit une gestion transparente et optimisée des ressources, essentielle pour maximiser l’impact des investissements.

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