14 juillet 2026

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Blocages douaniers : l’urgence d’agir pour les infrastructures sino-congolaises

blocages douaniers : l’urgence d’agir pour les infrastructures sino-congolaises

Les chantiers du Programme Sino-Congolais en République Démocratique du Congo (RDC) subissent un ralentissement critique en raison de blocages persistants à la douane de Matadi. Depuis plusieurs mois, d’importantes quantités de matériaux essentiels, dont plus de 1 477 tonnes de bitume, restent immobilisées. Cette situation menace directement l’avancement des travaux et pourrait entraîner des retards majeurs dans la livraison d’ouvrages majeurs.

des retards critiques sur les chantiers stratégiques

Le Directeur Général de l’Agence Congolaise des Grands Travaux (ACGT), Nico Nzau Nzau, a alerté le Ministre des Infrastructures, John Banza, lors d’une récente caravane d’inspection. Sans solution rapide, plusieurs projets pourraient être stoppés, notamment :

  • Les Rocades Sud-Est et Sud-Ouest de Kinshasa
  • La route Manterne – Tshela – Singini
  • La route Kananga – Kalamba Mbuji
  • La RN1 Mbujimayi – Nguba
  • Le Stade d’Idiofa
  • L’Hôpital Général de Référence de Kikwit (en cours de modernisation pour passer de 150 à 650 lits)

Parmi les matériaux bloqués figurent également près de 1 650 tonnes de bitume destinées à la RN1, ainsi que des équipements lourds, des pièces de rechange et des centrales à béton. Ces blocages surviennent malgré les exonérations fiscales prévues par la Loi n°14/005 de 2014 et l’Avenant n°5 à la Convention de Collaboration de 2024.

une saison sèche défavorable et des conséquences économiques

Le mois de juin, généralement propice aux travaux routiers, voit ses bénéfices annulés par ces retards. Les autorités ont jusqu’ici salué les progrès réalisés, comme la sous-structure du pont de la Rocade Sud-Est de Kinshasa ou les dégagements d’emprise sur ce tronçon. Cependant, la saison sèche, qui favorise habituellement les chantiers, va cette année aggraver la situation.

Le Ministre John Banza a souligné que ces blocages constituent désormais un handicap majeur pour le développement national. La population attend avec impatience la finalisation de ces infrastructures, dont certaines, comme l’hôpital de Kikwit, pourraient améliorer significativement les conditions de santé dans la région du Grand Bandundu.

l’APCSC, clé de voûte pour débloquer la situation

Pour éviter un arrêt complet des travaux, l’Agence de Pilotage, de Coordination et de Suivi des Conventions (APCSC) doit jouer un rôle central. Cette structure, interface entre les parties prenantes, est spécifiquement chargée du dédouanement des projets d’infrastructure du Programme Sino-Congolais. Plusieurs demandes de prise en charge des fiscalités indirectes restent sans réponse depuis des mois, malgré les avantages légaux accordés au projet.

Sans intervention immédiate, le pays risque de perdre non seulement du temps, mais aussi des infrastructures modernes attendues par la population. Les retards actuels pourraient compromettre les objectifs de livraison fixés par le Gouvernement congolais.

chantier d'infrastructure sino-congolais en rdc
Modernisation de l’Hôpital Général de Référence de Kikwit, un projet phare du Programme Sino-Congolais
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