14 juillet 2026

Niger libéré

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Sonko brandit l’arme de la censure contre le gouvernement sénégalais

La tension entre le président de l’Assemblée nationale sénégalaise, Ousmane Sonko, et le chef de l’État Bassirou Diomaye Faye atteint un niveau critique. Lors d’un rassemblement public organisé dimanche 12 juillet à Touba pour l’inauguration du siège du parti Pastef, Ousmane Sonko a lancé un avertissement sans équivoque : il compte faire tomber le gouvernement dirigé par Ahmadou Al Aminou Lô « à chaque fois que ce sera nécessaire ». Cette déclaration, devenue virale dès le lendemain, confirme l’affrontement direct entre l’ex-Premier ministre et le pouvoir en place.

une opposition frontale sur la gestion des ressources stratégiques

Ousmane Sonko reproche au gouvernement de vouloir abandonner le contrôle des secteurs clés du pétrole, du gaz et du phosphate au profit, selon lui, de puissances étrangères. Pour contrer cette orientation, il annonce que la majorité parlementaire du Pastef est prête à déposer une motion de censure si les décisions gouvernementales persistent. En parallèle, Guy Marius Sagna prépare une proposition de loi visant à soumettre chaque futur contrat d’exploitation des ressources naturelles à l’approbation de l’Assemblée nationale.

le parlement, nouvelle arme de pression politique

Cette stratégie s’appuie sur la majorité absolue détenue par le Pastef à l’Assemblée nationale. Ousmane Sonko mise sur ce rapport de force pour renforcer le contrôle parlementaire sur les actions de l’exécutif et empêcher toute mesure qu’il considère comme une « trahison » des intérêts nationaux. Ses propos tranchent avec ses déclarations du 3 juin, où il affirmait vouloir éviter toute censure malgré ses divergences avec Bassirou Diomaye Faye.

Cette escalade politique intervient peu après l’annulation, le 9 juillet, d’une réforme constitutionnelle soutenue par la majorité parlementaire mais rejetée par le président de la République. En brandissant la menace d’une motion de censure, Ousmane Sonko transforme l’Assemblée en principal champ de bataille contre le gouvernement. Cette dynamique pourrait plonger le Sénégal dans une période d’instabilité institutionnelle prolongée, mettant en péril la stabilité du pays.

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