25 juin 2026

Niger libéré

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Sénégal : vives tensions parlementaires autour de la réforme constitutionnelle

Réforme constitutionnelle : Ousmane Sonko ferme la porte au président Bassirou Diomaye Faye

L’Assemblée nationale du Sénégal a été le théâtre d’un bras de fer politique intense lors de l’examen de la réforme constitutionnelle. Les députés, majoritairement alignés sur la vision du Premier ministre Ousmane Sonko, ont validé leurs propres amendements tout en écartant catégoriquement ceux émanant du gouvernement.

Cet épisode souligne les frictions grandissantes entre les pouvoirs exécutif et législatif, dans un climat politique sénégalais particulièrement délicat. La proposition de révision de la Constitution a ainsi franchi une étape cruciale, marquée par une confrontation directe entre la présidence et la majorité parlementaire, largement dominée par le parti Pastef.

Au cœur de cette discorde institutionnelle se trouvaient les modifications proposées par le gouvernement, présentées par le ministre de la Justice, Me Moussa Sarr. Ces amendements ont été rejetés en bloc par les parlementaires, suivant la ligne politique affirmée par le Premier ministre Ousmane Sonko. Cette démarche semble confirmer la détermination de l’exécutif politique à imposer sa propre orientation pour la réforme, potentiellement au détriment des suggestions du président de la République, Bassirou Diomaye Faye.

Les députés et les représentants gouvernementaux ont consacré près de huit heures à l’étude de la proposition de loi en commission technique. Très rapidement, les échanges se sont transformés en un véritable duel institutionnel. D’un côté, le gouvernement, incarné par le ministre de la Justice Me Moussa Sarr, défendait ses propositions d’amendements.

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