Saint-louis : modou mbène guèye contre attaque après les critiques d’abba mbaye
Saint-louis : un échange politique enflammé entre Pastef et son ancien allié
À Saint-Louis, la scène politique locale s’embrase après les déclarations d’Abba Mbaye, figure publique qui a récemment révisé sa position envers Ousmane Sonko. Invité sur une plateforme médiatique, il a accusé l’actuel président, Bassirou Diomaye Faye, de reproduire une stratégie de recomposition politique similaire à celle reprochée à Sonko. Selon lui, cette approche consisterait à écarter ses alliés pour consolider une majorité, une critique qui a immédiatement suscité une réponse cinglante de Modou Mbène Guèye, coordonnateur départemental de Pastef dans la région.
Modou Mbène Guèye ne s’est pas contenté de répondre : il a vivement dénoncé ce qu’il qualifie de trahison politique et d’amnésie de la part d’Abba Mbaye. Pour lui, ce dernier n’a aucun droit de critiquer la gouvernance actuelle, lui qui n’a jamais soutenu Bassirou Diomaye Faye ni Ousmane Sonko lors de leur accession au pouvoir. « Il n’a ni principes, ni éthique, seulement une ingratitude affichée », a-t-il asséné, soulignant les contradictions de ses prises de position passées.
Des déclarations passées remises en cause
Modou Mbène Guèye a rappelé les propos tenus par Abba Mbaye en 2022, lorsqu’il affirmait n’avoir de dette envers personne après son élection sous l’étiquette de Yewwi Askan Wi. Une déclaration jugée incohérente avec ses critiques ultérieures envers Ousmane Sonko, qu’il accusait alors d’avoir bloqué son accès à la mairie. Le responsable de Pastef n’a pas hésité à épingler d’autres déclarations controversées d’Abba Mbaye, notamment celles visant Ousmane Tanor Dieng, figure historique du Parti socialiste, qu’il avait qualifiées de méprisantes.
Saint-louis reste fidèle à Pastef malgré les ralliements
Face à cette situation, Modou Mbène Guèye a réaffirmé la détermination de Saint-Louis à soutenir le mouvement Pastef, quel que soient les avantages que pourrait obtenir Abba Mbaye en se rapprochant du pouvoir. Il a mis en avant la dynamique locale avec la distribution de **3 750 cartes d’adhérents**, une première phase de mobilisation qui doit s’étendre dès ce 8 août avec une seconde campagne de renouvellement.
Ce clash illustre les tensions persistantes au sein de la classe politique sénégalaise, où les alliances et les trahisons s’enchaînent, redessinant sans cesse le paysage politique.