Cameroun : le point de bascule où la vigilance devient une arme de survie
Un tournant stratégique est en train de s’opérer sous nos yeux. Le 19 septembre 2026, dans l’émission Honneur et fidélité, le directeur de la communication au ministère de la Défense, Atonfack Guemo, a lancé un appel qui sonne comme une rupture : celui d’une vigilance permanente et d’un patriotisme assumé pour faire face à une insécurité globale qui ne cesse de gagner du terrain. Ce n’est plus un simple avertissement, c’est un changement de cap qui s’impose à tous les Camerounais.
Une planète sous la coupe de la violence armée
Des conflits gelés qui se réveillent, des guerres interminables, des crises sécuritaires qui s’éternisent. Sur presque tous les continents, les armes parlent de plus en plus fort. Parfois lors d’affrontements entre armées régulières, parfois dans des opérations asymétriques, ou encore à travers des homicides par armes à feu — ces guerres de basse intensité mais d’une létalité redoutable. Rien que pour ces dernières, les fusillades provoquent plus de 200 000 morts chaque année dans le monde.
Cette mondialisation de la violence armée nourrit un sentiment d’insécurité permanent. Un sentiment qui peut basculer vers la psychose, surtout dans nos pays en proie aux méfaits d’une internationale terroriste dont la capacité de nuisance ne cesse de croître, malgré les condamnations et sanctions pourtant unanimes.
Attentats, attaques, tentatives de blocus et prises d’otages se multiplient. Tout cela n’est possible que parce que les terroristes disposent de moyens d’action sur terre, dans les airs, en mer et dans le cyberespace. Faut-il encore demander par qui et pourquoi ? Nos ennemis sont entretenus par nos amis, pour notre bien.
L’insécurité s’étend à tous les domaines
En parallèle, d’autres formes d’insécurité gagnent du terrain dans des secteurs variés de l’activité humaine. Le tissu industriel est ciblé par l’espionnage, les ressources fauniques, végétales et minérales sont pillées, les voies de communication sabotées, détruites ou détournées. Sans oublier la politique, l’éducation et les mœurs séculaires et culturelles, soumises à toutes sortes de déformations. Autant d’atteintes et de violences contre les personnes, les institutions et l’environnement. Et au rythme actuel, aucun pays ne semble assez puissant pour échapper à ces menaces.
Nous, citoyens camerounais, sommes aux premières loges pour en mesurer la gravité, nous qui devons livrer bataille pour survivre aux multiples agressions dont notre pays est devenu un point de convergence.
Le Cameroun en première ligne
Notre pays mobilise d’énormes ressources économiques, matérielles et humaines pour contenir l’instabilité à ses frontières orientales et étouffer les projets transnationaux de l’extrémisme obscurantiste dans son septentrion. Et ce n’est pas le moindre des périls : le Cameroun s’emploie aussi à vider l’abcès des velléités séditieuses dans ses régions occidentales.
Dans cet environnement mondial devenu dangereux, le Cameroun fait de son mieux pour prévenir, endiguer et réduire la survenue et la virulence des agressions qui le ciblent. Jusqu’ici, les résultats sont plutôt satisfaisants, même si des éruptions de violence sont encore enregistrées dans certaines zones du territoire. Dans cette lutte, le soutien de nos compatriotes aux professionnels de la défense nationale est d’une valeur inestimable.
Une vigilance de tous les instants
Il reste que nous devons maintenir une vigilance permanente, en chaque point du territoire et dans tous les domaines, pour déjouer les manœuvres d’une adversité qui ne nous accordera ni répit ni pitié.
Sachons rester patriotes, sachons demeurer vigilants, sachons aimer définitivement le Cameroun.