12 mai 2026

Répression politique au Tchad : l’opposant Alifa Younous Mahamat dénonce une situation alarmante

Répression politique au Tchad : l’opposant Alifa Younous Mahamat dénonce une situation alarmante

Alifa Younous Mahamat, coordonnateur du Parti socialiste sans frontières (PSF) pour la France et l’Europe, a récemment exprimé de vives inquiétudes quant à la situation politique au Tchad. Ce porte-parole de l’opposition tchadienne a partagé son analyse des récents événements, soulignant une dégradation des libertés.

Tchad : «Toute voix dissidente est systématiquement réduite», alerte l’opposant Alifa Younous Mahamat

Suite à la condamnation de huit opposants tchadiens à huit ans de prison ferme, Alifa Younous Mahamat, représentant du PSF en France et en Europe, accuse explicitement le pouvoir de Mahamat Idriss Déby de vouloir étouffer toute forme de contestation politique au Tchad.

Une justice instrumentalisée à des fins politiques

Huit leaders du Groupe de concertation des acteurs politiques (GCAP), principale coalition de l’opposition au Tchad, ont été incarcérés et condamnés à N’Djamena. Réagissant fermement à cette décision, Alifa Younous Mahamat a dénoncé « avec la plus grande fermeté ces arrestations et ces condamnations arbitraires ». Il a affirmé que cette affaire démontre un enlisement du Tchad dans une forme de dictature, où une pensée unique est imposée par la peur et la répression. Ces figures de l’opposition avaient été appréhendées quelques jours avant une marche de protestation interdite par les autorités.

La suppression systématique des voix dissidentes au Tchad

Pour le coordinateur du PSF, l’emprisonnement des dirigeants du GCAP s’inscrit dans une stratégie plus vaste visant à neutraliser toute opposition crédible. Il a déclaré que « toute voix dissidente est systématiquement et totalement réduite », évoquant un climat politique de plus en plus verrouillé. Selon lui, les libertés fondamentales sont gravement restreintes au Tchad, rendant « impossible pour un parti d’opposition crédible d’exercer son droit à la liberté d’expression, de se syndiquer, de se réunir ». Cette nouvelle série de condamnations survient environ un an après celle de Succès Masra, ancien Premier ministre et figure majeure de l’opposition, qui avait écopé de 20 ans de prison.

La diaspora tchadienne : un porte-voix pour l’opposition

Depuis la France et l’Europe, la diaspora tchadienne s’efforce de maintenir une mobilisation internationale autour de la situation politique au Tchad. « Nous sommes la voix de ceux qui ne peuvent pas s’exprimer », a expliqué Alifa Younous Mahamat, précisant qu’il multiplie les échanges avec des institutions internationales et des organisations de défense des droits humains. Il a insisté : « Nous attendons de la communauté internationale une réponse ferme. »

Mobilisation de l’opposition tchadienne auprès des acteurs politiques français

Le coordinateur du PSF a également affirmé avoir rencontré plusieurs responsables politiques français pour les alerter sur la situation au Tchad. Il a détaillé : « Nous avons rencontré des députés et des sénateurs français », ajoutant que des discussions ont notamment eu lieu avec des membres de La France insoumise, et que « nous avons pu rencontrer leur leader, Jean-Luc Mélenchon ». Pour l’opposition tchadienne en exil, la mobilisation internationale est devenue un levier essentiel face à l’autoritarisme croissant du pouvoir de Mahamat Idriss Déby.

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