Réponse d’aldiouma sow aux accusations de pacte secret au Sénégal
Un responsable de Pastef dément farouchement les allégations d’un pacte à la prison du Cap Manuel
Dans un communiqué percutant publié sur Facebook, Aldiouma Sow, figure du Bureau politique national (BPN) de Pastef les Patriotes, a pris position en faveur des cadres du parti ayant accepté l’invitation du président Bassirou Diomaye Faye. Cette prise de parole survient alors que les tensions entre le chef de l’État et son ancien Premier ministre, Ousmane Sonko, alimentent les débats au sein de la classe politique sénégalaise.
Pour Aldiouma Sow, le dialogue prôné par Bassirou Diomaye Faye n’est pas une manœuvre opportuniste, mais une conviction ancrée dans sa démarche politique. « Le dialogue n’est pas une variable d’ajustement conjoncturelle pour lui », insiste-t-il, rappelant que le président a consacré de longues heures à ces échanges, sans y être contraint, ni par la Constitution, ni par des impératifs éthiques ou moraux.
Démenti formel d’un accord secret au Cap Manuel
Le responsable de Pastef s’attaque à une rumeur tenace : celle d’un pacte conclu en secret entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko durant leur détention au Cap Manuel. « Le candidat Bassirou Diomaye Faye n’a jamais conclu de pacte secret à la prison du Cap Manuel », déclare-t-il avec fermeté. Il rejette également l’idée d’un quelconque engagement entre les deux hommes, soulignant au contraire que c’est dans ce même cadre carcéral que d’autres candidats auraient, selon ses dires, juré allégeance à Sonko, « la main sur le Coran ».
Critique d’une logique « messianique » au sein du parti
Aldiouma Sow dénonce une dérive dangereuse qu’il qualifie de « messianisme destructeur », qu’il attribue à une stratégie ayant émergé dès 2022. Il évoque notamment les investitures pour les législatives de cette année, où des cadres historiques du parti auraient été écartés au profit d’alliés opportunistes. « Le même schéma se répétera lors des prochaines élections locales et législatives », met-il en garde, avant d’ajouter : « Cela signifiera la fin politique de la base militante de Pastef ».
Il exhorte les coordonnateurs du parti à rejeter cette mainmise et à ne pas se soumettre à ce qu’il qualifie de « diktat messianique ». À l’égard des ministres ayant choisi de rester au gouvernement malgré les pressions internes, il lance un message de soutien : « Soyez fiers de votre décision. » Même si ces derniers devaient être exclus des instances du parti ou bannis des groupes de discussion, « personne ne pourra vous retirer votre engagement patriotique ».
Un appel aux indécis pour éviter l’irréparable
Dans une conclusion solennelle, Aldiouma Sow tend la main à ceux qui hésitent encore entre deux logiques politiques. « À tous les frères et sœurs, cadres, députés encore tiraillés par le messianisme destructeur, sachez qu’il n’est pas trop tard pour changer d’avis », déclare-t-il. Une invitation à tourner le dos à une dynamique qu’il juge autodestructrice pour le parti et ses valeurs fondatrices.