Ousmane Sonko exige plus de transparence sur l’accord FMI-Sénégal
Ousmane Sonko exige plus de transparence sur l’accord FMI-Sénégal

Le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, a réagit avec fermeté à l’annonce d’un nouvel accord entre le Fonds monétaire international (FMI) et le gouvernement du Sénégal. Ce programme de prêt, d’un montant dépassant les deux milliards de dollars (environ 1 245 milliards de francs CFA), soulève des interrogations majeures sur ses implications pour le pays.
Sur sa page Facebook, Ousmane Sonko a partagé son analyse des dernières communications officielles concernant cet accord technique, dont la validation définitive dépendra du conseil d’administration du FMI. «Nous avons suivi attentivement les déclarations des deux parties, mais le langage diplomatique employé ne révèle aucun détail concret sur les engagements pris par le Sénégal», a-t-il souligné.
L’ancien Premier ministre a pointé du doigt l’absence de précisions sur plusieurs aspects cruciaux de cet accord :
- Les mesures envisagées pour la gestion de la dette publique sénégalaise
- Les réformes structurelles prévues, notamment en matière de finances publiques, de protection sociale et de mobilisation des ressources internes
- Les audits internationaux de la dette, pourtant exigés lors des précédentes négociations
Pour Ousmane Sonko, «ces engagements, pris au nom de tous les Sénégalais, impacteront durablement notre économie et notre société. Il est donc impératif que les citoyens soient pleinement informés de leur contenu exact ».
Un appel à la publication du mémorandum des politiques économiques
Fort de son expérience dans les négociations passées, le président de l’Assemblée nationale a formulé deux exigences fortes envers le gouvernement :
- Rendre public le mémorandum des politiques économiques et financières, document négocié entre les deux parties, pour permettre un débat transparent et éclairé.
- À défaut, transmettre ce document à l’Assemblée nationale, instance représentative du peuple, afin que les députés puissent en examiner les termes.
Ousmane Sonko a rappelé que les grandes orientations de cet accord trouveront leur traduction dans la loi de finances rectificative ou le projet de budget 2027, qui sera présenté à l’Assemblée nationale en octobre 2026. «Le débat aura lieu, et il sera sans concession », a-t-il conclu, insistant sur la nécessité d’une transparence absolue dans la gestion de cet engagement financier d’envergure.