7 août 2026

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Ouattara lance un appel historique pour l’unité et la renaissance de la Côte d’Ivoire

Le président de la Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara, a lancé un appel solennel à l’ensemble des acteurs nationaux pour bâtir ensemble une Côte d’Ivoire unie et ambitieuse, qu’il qualifie désormais de « Grande Côte d’Ivoire ». Cette initiative, lancée en début de mandat, marque une volonté de fédérer toutes les composantes du pays autour d’un projet commun, alors que le pays enregistre une décennie de croissance économique soutenue et cherche à franchir une nouvelle étape de son développement.

Cette dynamique s’inscrit dans une stratégie globale visant à transformer les performances macroéconomiques — avec une croissance moyenne dépassant les 6 % ces dernières années — en bénéfices concrets pour la population. Alassane Ouattara mise sur une approche intégrée, associant institutions publiques, acteurs économiques, leaders religieux, communautés locales et diaspora pour concrétiser cette vision d’une nation plus forte et plus solidaire.

Un projet national nécessitant l’adhésion de tous

L’appel présidentiel s’adresse à l’ensemble des forces vives de la nation : administration, partis politiques, secteur privé, société civile, autorités traditionnelles et communautés de la diaspora. L’objectif est clair : créer une dynamique collective où la réussite du pays repose sur une participation large et coordonnée, plutôt que sur l’action isolée du gouvernement. Cette démarche intervient dans un contexte où la stabilité des politiques publiques et leur continuité deviennent des enjeux cruciaux pour pérenniser les avancées réalisées.

Pour le chef de l’État, cette stratégie prolonge les grandes orientations tracées depuis 2011, axées sur l’industrialisation, l’amélioration des infrastructures rurales et la transformation d’Abidjan en un pôle économique régional incontournable. La « Grande Côte d’Ivoire » incarne ainsi une double ambition : renforcer les indicateurs économiques tout en garantissant une redistribution plus équitable des richesses au profit des populations.

Des infrastructures et une vision politique durables

Sur le plan économique, la vision d’une Côte d’Ivoire élargie se concrétise par des projets d’envergure. Le port d’Abidjan, déjà en pleine expansion, voit ses capacités renforcées, tandis que celui de San-Pedro gagne en importance grâce à des investissements ciblés dans les filières minière et agricole. Parallèlement, le réseau autoroutier s’étend vers le nord, vers le Burkina Faso et le Mali, afin de consolider les corridors logistiques en Afrique de l’Ouest et de faciliter les échanges commerciaux.

Le secteur énergétique, identifié comme un maillon faible après la crise d’approvisionnement de 2024, bénéficie désormais d’investissements massifs pour sécuriser la production et diversifier les sources d’énergie. Ces chantiers s’accompagnent d’une réflexion politique visant à élargir la base de soutien du gouvernement. En s’adressant à toutes les forces vives, Alassane Ouattara cherche à ancrer ses réformes dans une légitimité transpartisane, évitant ainsi les remises en cause lors des alternances politiques.

Une méthode inspirée de l’héritage national

Le choix du terme « Grande Côte d’Ivoire » n’est pas anodin : il renvoie directement à la vision mobilisatrice du président fondateur Félix Houphouët-Boigny, dont l’ambition était de fédérer la nation autour de grands projets collectifs. Cette référence historique permet à l’exécutif de s’inscrire dans une continuité politique tout en désamorçant les critiques sur une éventuelle personnalisation excessive du pouvoir. Cependant, la concrétisation de cet appel dépendra de la capacité des institutions à traduire ces intentions en actions tangibles et mesurables.

Les analystes soulignent que le succès de ce projet repose sur trois piliers : une gouvernance transparente, un climat des affaires attractif et une réduction des inégalités territoriales. Les régions du nord et du centre, moins dotées en infrastructures que la zone lagunaire, figurent parmi les priorités. Par ailleurs, avec plus de 75 % de la population âgée de moins de 35 ans, l’inclusion des jeunes dans les processus décisionnels représente un défi majeur. L’appel présidentiel ne prendra tout son sens que s’il se traduit par des mécanismes concrets d’association des acteurs concernés.

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