29 juillet 2026

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Mor Tallah Gueye quitte le FDCUIC pour défendre la cause de Sonko

La décision est tombée comme un coup de tonnerre au sein des cercles politiques sénégalais. Mor Tallah Gueye, figure emblématique du Front pour le Développement et la Citoyenneté Unis pour l’Innovation et le Changement (FDCUIC), a annoncé publiquement sa démission de la présidence du Conseil d’Administration de cette structure. Un choix mûrement réfléchi, dicté par une fidélité indéfectible envers Ousmane Sonko et les valeurs portées par son mouvement, Pastef.

Dans un message empreint d’émotion et de conviction, Mor Tallah Gueye a expliqué les motivations profondes de son acte : « J’ai cru en la souveraineté du peuple sénégalais, en la nécessité de briser les chaînes d’un système sclérosé et en l’urgence d’un changement radical », a-t-il déclaré. « C’est ce projet politique, porté par Pastef, que nous avons souhaité incarner en rejoignant l’équipe dirigeante du FDCUIC. » Il a souligné que son engagement reposait sur des principes inaltérables : respect de la démocratie, justice sociale et indépendance nationale.

Le constat est amer pour lui : « Aujourd’hui, celui qui symbolise ce renouveau, Ousmane Sonko, est écarté des responsabilités exécutives. Pendant ce temps, les compromissions se multiplient et les vieux démons du pouvoir reprennent lentement le dessus. » Face à cette réalité, Mor Tallah Gueye refuse toute compromission. « Je ne veux pas être associé à cette dérive qui trahit les espoirs soulevés par des milliers de Sénégalais. » Son message est clair : le combat pour un Sénégal plus juste, plus souverain et plus fidèle à ses idéaux doit se poursuivre, quels qu’en soient les sacrifices.

Son départ s’inscrit dans une dynamique plus large au sein du mouvement. À Touba, un autre cadre historique de Pastef, coordonnateur de la Jeunesse patriotique du Sénégal, avait précédemment choisi de démissionner de son poste de chargé de mission à la Présidence. Ces deux exemples illustrent une fracture croissante au sein même du parti. Alors que certains cèdent aux sirènes du pouvoir en place, d’autres, comme Mor Tallah Gueye, préfèrent rester fidèles à leurs convictions, quitte à défier la tendance majoritaire.

« Un poste ne définit pas l’engagement », a-t-il rappelé dans sa conclusion. « Ce qui compte, c’est la fidélité à ses idéaux, même lorsque le vent tourne. » Une posture qui, bien que minoritaire, résonne comme un rappel à l’ordre pour ceux qui auraient oublié les promesses de changement portées par Pastef.

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