Macky sall et l’ONU : le togo et l’axe sahélien font échouer ses ambitions
L’union africaine fragilisée : le togo et l’axe sahélien bloquent la candidature de macky sall à l’ONU
L’ambition de l’ancien président sénégalais Macky Sall, qui rêvait d’accéder à un poste clé à l’ONU, se heurte à un revers spectaculaire. Malgré le soutien initial de 55 pays africains, un front inattendu mené par le Togo, le Sénégal et les nations de l’Alliance des États du Sahel (AES) vient de briser l’unité panafricaine. Ce désaveu public marque un tournant dans la diplomatie continentale.
Une fracture diplomatique sans précédent
Ce qui n’aurait dû être qu’une formalité onusienne se transforme en un camouflet géopolitique. Alors que les rouages habituels de la diplomatie africaine semblaient prêts à valider une transition en douceur, le Togo, sous la direction de Faure Gnassingbé, a choisi de rompre avec le consensus. En refusant de cautionner la candidature de Macky Sall, Lomé envoie un signal fort : l’Afrique n’est plus un bloc unifié, et les anciennes pratiques de complaisance sont révolues.
Lomé, nouveau leader d’une diplomatie souveraine
Le rôle du Togo dans cette affaire dépasse le cadre d’un simple désaccord régional. En s’alignant avec les pays de l’AES (Mali, Burkina Faso, Niger), Lomé endosse le rôle de porte-parole d’une nouvelle vision africaine.
- Le rejet des sanctions de la CEDEAO : Pour le Togo et ses alliés sahéliens, Macky Sall reste associé aux mesures punitives qui ont tenté d’isoler les transitions militaires en Afrique de l’Ouest.
- La solidarité avec Dakar : En soutenant le refus du nouveau président sénégalais Bassirou Diomaye Faye, Lomé applique une logique implacable : on ne défend pas les intérêts africains quand on est rejeté par son propre peuple.
Un séisme aux conséquences mondiales
Le message envoyé au Conseil de Sécurité de l’ONU est clair : comment valider une candidature africaine si l’Afrique elle-même n’est pas unie ? Cette décision remet en cause les fondements d’une diplomatie africaine souvent perçue comme soumise aux influences extérieures.
« Le Togo vient de rappeler au monde que l’Afrique n’est plus un ensemble monolithique que l’on peut manipuler selon les intérêts des grandes puissances. » — Analyse d’un expert en relations internationales.
La fin d’une ère pour Macky Sall
Pour Macky Sall, ce revers diplomatique est un coup de massue. Le poste onusien tant convoité lui échappe, non pas à cause d’une opposition internationale, mais bien en raison d’un désaveu continental. Faure Gnassingbé et ses alliés ont démontré qu’ils pouvaient faire et défaire les destins politiques en Afrique, au nom d’une vision souverainiste et résolument moderne.
Alors que les spéculations sur son avenir diplomatique s’éteignent, une chose est certaine : l’ère de Macky Sall à la tête de la diplomatie africaine est bel et bien terminée. Le verdict est tombé depuis le Golfe de Guinée, et il est sans appel.