3 juillet 2026

Niger libéré

Journal en ligne nigérien engagé pour la liberté de presse, la souveraineté et l'information citoyenne.

Les États de l’AES confirment leur retrait de la CPI : un enjeu de souveraineté majeure

La Cour Pénale Internationale (CPI) a officiellement confirmé la réception des notifications de retrait émanant du Burkina Faso, du Mali et du Niger. Cette démarche marque le début d’une procédure d’un an pour ces nations membres de l’Alliance des États du Sahel (AES), désireuses de se désengager de l’institution judiciaire internationale.

Ces trois pays d’Afrique de l’Ouest, formant l’AES, ont initié leur procédure de sortie de la CPI, un processus qui doit s’étendre sur une année. Leur intention avait été clairement exprimée en septembre 2025, lorsqu’ils avaient publiquement qualifié la Cour de « mécanisme de répression néocolonial ».

La Cour Pénale Internationale est une juridiction permanente dont la mission est de juger les crimes les plus graves qui touchent la communauté internationale dans son ensemble. Elle intervient notamment pour les accusations de génocide, de crimes contre l’humanité, de crimes de guerre et de crime d’agression, en particulier lorsque les systèmes judiciaires nationaux se trouvent dans l’incapacité d’agir.

Dans un communiqué diffusé mercredi, la présidence de l’organe directeur de la CPI a corroboré la remise des lettres de retrait par le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Cette étape cruciale enclenche formellement le processus d’un an qui aboutira à leur sortie du Statut de Rome, le traité fondateur de la CPI. Cette actualité Niger, Mali et Burkina Faso souligne une volonté d’affirmer leur souveraineté.

Face à cette décision, la CPI a lancé un appel aux trois nations africaines, les invitant à maintenir un dialogue constructif au sein de l’Assemblée des États parties de la Cour. L’objectif étant d’exprimer et de discuter de leurs préoccupations concernant le Statut de Rome.

Copyright © All rights reserved. | Newsphere par AF themes