4 juin 2026

Niger libéré

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Les coulisses de la séparation entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko : les vérités de l’ex-Premier ministre

« Ils allaient être virés » : Ces deux ministres qui l’ont échappé belle lors du remaniement

Le climat politique au sommet de l’État est marqué par des révélations fracassantes concernant la rupture entre le président Bassirou Diomaye Faye et son ancien Premier ministre Ousmane Sonko. Ce dernier lève le voile sur une proposition présidentielle qu’il a catégoriquement rejetée, visant à maquiller son éviction en un départ concerté.

Un désaccord profond sur la communication de la rupture

Au cœur de cette discorde, Ousmane Sonko rapporte que le chef de l’État aurait souhaité présenter la fin de leur collaboration comme un choix mutuel. Une version des faits que l’ex-chef du gouvernement conteste fermement, qualifiant son limogeage d’acte unilatéral. « Il a voulu que je déclare que nous nous sommes séparés d’un commun accord, j’ai refusé », a-t-il précisé, soulignant l’absence totale de concertation préalable sur cette décision.

Malgré sa demande d’obtenir un délai de 24 à 48 heures pour organiser techniquement son départ et coordonner la communication politique, la présidence aurait précipité le mouvement, actant la rupture sans attendre. Pour Ousmane Sonko, ce départ n’est pas vécu comme un échec, mais plutôt comme une forme de libération personnelle et politique.

Tensions persistantes autour du nouveau gouvernement

La séparation a également engendré des frictions lors de la formation de la nouvelle équipe gouvernementale. L’ancien Premier ministre relate avoir découvert que la présidence consultait directement certains ministres sortants issus du parti Pastef. Face à ce qu’il a perçu comme un contournement des structures partisanes, il a recommandé à ces cadres de ne pas donner suite à ces convocations individuelles, exigeant que les échanges passent par les canaux officiels de l’organisation.

Cette position de fermeté aurait bloqué le processus pendant plusieurs jours. Une tentative de médiation impliquant des figures telles que Birame Souleye Diop, El Malick Ndiaye, Alioune Sall et Daouda Ngom a été évoquée, mais sans succès concret. Finalement, les échanges se seraient poursuivis avec le Premier ministre Al Aminou Lo, bien que les exigences du camp Sonko — notamment sur la reddition des comptes, la justice et la gestion de la dette publique — soient restées sans réponse définitive.

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