4 juin 2026

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Le nouveau gouvernement sous haute tension : les craintes d’ousmane sonko face à moussa sarr

le nouveau gouvernement sous haute tension : les craintes d’ousmane sonko face à moussa sarr

le nouveau gouvernement sous haute tension : les craintes d'ousmane sonko face à moussa sarr

Le leader de Pastef, Ousmane Sonko, affiche une méfiance palpable envers la récente nomination de Me Moussa Sarr au ministère de la Justice. Cette décision gouvernementale, perçue comme un signal inquiétant, pourrait aggraver les tensions déjà existantes avec les institutions judiciaires.

Dès l’annonce de la composition du nouveau gouvernement, le parti Pastef a montré des signes de malaise. Ousmane Sonko, figure centrale du mouvement, a exprimé publiquement ses réserves quant au choix de Me Moussa Sarr pour diriger le ministère de la Justice. Le leader politique craint que cette nomination ne relance les conflits entre Pastef et les juridictions, déjà marqués par des dossiers judiciaires sensibles.

Lors d’une prise de parole remarquée, Ousmane Sonko a pointé du doigt le rôle passé de Me Moussa Sarr dans plusieurs affaires judiciaires ayant opposé Pastef à certaines instances. « Le choix opéré pour le ministère de la Justice ne nous inspire aucune confiance, car il s’agit d’un acteur profondément impliqué dans des procédures ayant nourri les dissensions entre notre parti et les juridictions », a-t-il souligné avec fermeté.

Malgré ces critiques acerbes, le président de Pastef a adopté une posture mesurée, préférant attendre les premières actions du nouveau ministre avant de trancher définitivement. Une prudence de façade, car derrière elle se cache une méfiance tenace, comme en témoigne cette déclaration : « Nous conservons des interrogations, mais nous jugerons sur pièces. Notre vigilance sera sans faille, notamment au sein de l’Assemblée nationale. »

Une mise en garde adressée au Premier ministre

Les tensions ne se limitent pas au seul ministère de la Justice. Ousmane Sonko a également mis en garde le Premier ministre Al Amine Lô, dont la nomination comme technocrate est désormais remise en question. Selon Sonko, le chef du gouvernement s’écarterait de son rôle technique pour s’immiscer dans des manœuvres politiques, un comportement qu’il juge incompatible avec sa fonction.

« Je tiens à rappeler au Premier ministre qu’il a été choisi pour ses compétences techniques, pas pour jouer un rôle politique. S’il persiste dans cette voie, les conséquences pourraient être fâcheuses », a-t-il menacé, laissant planer une menace voilée. « Je détiens des informations sur ses agissements. Jusqu’ici, j’ai fait preuve de retenue, mais il serait imprudent de me pousser à bout », a-t-il ajouté, sans préciser davantage.

Des dissensions internes au sein de Pastef

Les critiques de Ousmane Sonko ne se cantonnent pas aux membres du gouvernement. Plusieurs figures de Pastef ayant accepté des postes ministériels malgré les orientations du parti font désormais l’objet de vives réprobations. Balla Moussa Fofana, Ibrahima Sy et Yankoba Diémé sont notamment visés pour avoir rejoint l’exécutif sans consultation préalable des instances dirigeantes du mouvement.

« Ces responsables agissent de leur propre initiative et répondent à des logiques individuelles. Leurs choix seront examinés avec la plus grande attention, et des comptes leur seront demandés en temps voulu », a prévenu Ousmane Sonko, laissant entendre que des sanctions pourraient être envisagées.

Ces premières passes d’armes entre Pastef et le nouveau gouvernement dessinent un paysage politique tendu. Cependant, c’est bien la nomination de Me Moussa Sarr qui cristallise l’essentiel des inquiétudes de Ousmane Sonko, lequel reste en alerte face aux futurs développements judiciaires.

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