Journaliste sénégalaise convoquée pour propos sur Ousmane Sonko
Une professionnelle des médias face à la justice pour des déclarations polémiques

Aïssatou Diop Fall, figure médiatique reconnue du Sénégal, se retrouve aujourd’hui sous le feu des projecteurs judiciaires. La Division spéciale de cybersécurité (DSC) de la Police nationale l’a convoquée pour répondre de propos tenus à l’encontre d’Ousmane Sonko, leader politique et président du PASTEF. Ces déclarations, jugées inacceptables par une partie de l’opinion publique, ont déclenché une vague de réactions immédiates.
La convocation intervient dans un contexte où les autorités judiciaires sénégalaises ont décidé de se saisir d’office de l’affaire. La journaliste est attendue dès aujourd’hui devant les enquêteurs pour éclaircir les circonstances de ses déclarations et en mesurer l’impact sur l’ordre public.
Des mots qui ont choqué l’opinion
Tout commence par une intervention télévisée où Aïssatou Diop Fall exprime publiquement son souhait de voir Ousmane Sonko « enlevé par des terroristes ». Ces propos, rapidement relayés sur les réseaux sociaux, ont provoqué un tollé immédiat. L’émotion a été telle que des voix se sont élevées pour dénoncer ces déclarations, jugées irresponsables et contraires aux valeurs de paix et de dialogue.
Face à la montée des critiques, la journaliste a tenté de calmer le jeu en publiant une vidéo d’excuses. Elle y exprime ses regrets et reconnaît que ses propos ont dépassé les limites du débat public. Cependant, ces excuses n’ont pas suffi à apaiser les esprits, tant les réactions restent vives dans la société sénégalaise.
Une procédure judiciaire engagée
Malgré les regrets exprimés, le procureur de la République a ordonné l’ouverture d’une enquête. La Division spéciale de cybersécurité, spécialisée dans les infractions numériques, a été chargée de convoquer Aïssatou Diop Fall pour recueillir sa version des faits. L’objectif ? Évaluer la gravité des propos et déterminer si des poursuites judiciaires sont nécessaires.
Cette affaire soulève des questions essentielles sur les limites de la liberté d’expression dans le paysage médiatique sénégalais. Elle rappelle aussi l’importance du rôle des journalistes dans la préservation du débat démocratique, tout en insistant sur la responsabilité qui accompagne leur parole publique.