12 août 2026

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Gabon : la hac suspend le site info 241 pour un article controversé

Gabon : la HAC suspend le site Info 241 pour un article controversé

La Haute Autorité de la communication (HAC) du Gabon a pris une décision radicale en suspendant, sans avertissement préalable, le site d’information Info 241. Cette mesure exceptionnelle intervient à la suite de la publication d’un article jugé diffamatoire envers le chef de l’État et sa famille.

Décision de la HAC contre Info 241 au Gabon

Un article au cœur de la polémique

L’article incriminé, intitulé « Lanlaire balance sur Oligui : 150 000 € offerts, vidéos compromettantes, bisexualité, 20 milliards dilapidés… », met en cause des allégations graves et des accusations personnelles dirigées contre le président Brice Clotaire Oligui Nguema et ses proches. Lanlaire, pseudonyme de l’influenceur gabonais Anges Landry Mbeng, basé en France, est directement visé par les propos tenus dans ce contenu.

La HAC a justifié sa décision en invoquant des propos injurieux, scandaleux et d’une virulence exceptionnelle, portant atteinte à l’honneur et à la dignité des personnalités mentionnées. Selon l’autorité régulatrice, Info 241 n’aurait respecté aucune des obligations légales encadrant le traitement de l’information, justifiant ainsi une suspension immédiate jusqu’à nouvel ordre.

Réactions et tensions autour de cette décision

Le communiqué de la HAC a immédiatement suscité un tollé dans l’opinion publique gabonaise. Plusieurs partisans du président ont réagi avec véhémence, exigeant des mesures judiciaires à l’encontre de l’influenceur et de ses collaborateurs. Cette affaire a enflammé les débats sur la liberté de la presse et les limites de la critique politique au Gabon.

De leur côté, les responsables d’Info 241 ont vivement contesté la décision, dénonçant une « énième décision épidermique et précipitée ». Dans un communiqué, le média a accusé la HAC de ne pas avoir pris la peine de lire l’article incriminé avant de prononcer sa sanction, soulignant un manque de rigueur dans la procédure.

Cette suspension intervient dans un contexte où les tensions entre médias indépendants et autorités se multiplient, interrogeant sur l’état de la liberté d’expression dans le pays.

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