25 juillet 2026

Niger libéré

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Gabon et FMI : vers un partenariat économique pour 2026

Le Gabon et le Fonds monétaire international (FMI) concrétisent leur collaboration avec un nouveau programme financier en préparation jusqu’en décembre 2026. Lors d’une rencontre organisée à Libreville le 23 juillet, le vice-président du gouvernement gabonais, Hermann Immongault, a échangé avec Régis Olivier N’Sondé, représentant de l’institution internationale. L’objectif ? Élaborer un cadre de coopération aligné sur le Plan national de développement pour la transition (PNCD), pilier de la stratégie économique du pays.

Le PNCD, socle des réformes économiques

Adopté comme boussole par les autorités gabonaises, le PNCD vise à réduire la dépendance du pays aux revenus pétroliers, moderniser les infrastructures et améliorer la gestion des finances publiques. Ce plan sert de référence aux échanges avec le FMI, qui conditionnera son soutien à la mise en œuvre de réformes ambitieuses. L’enjeu est de taille : restaurer la confiance des partenaires financiers après des années de pressions budgétaires liées à la volatilité des prix du pétrole.

Un accord avec le Fonds enverrait un signal fort aux investisseurs et aux agences de notation, dans un contexte où plusieurs pays de la zone Cemac négocient simultanément des programmes similaires. Pour le Gabon, il s’agit de sécuriser des marges de manœuvre budgétaires tout en maintenant ses investissements publics.

Un calendrier précis pour des réformes durables

Les discussions s’étaleront sur dix-huit mois, avec pour objectif une finalisation technique d’ici fin 2026. Ce délai permettra d’affiner les diagnostics macroéconomiques et de définir des indicateurs de suivi réalistes. Les précédents programmes avec le FMI ont souvent buté sur des obstacles, notamment la maîtrise des dépenses salariales et l’efficacité du recouvrement fiscal. Les négociateurs misent sur ces leçons pour bâtir un dispositif plus résilient.

Régis Olivier N’Sondé, administrateur du FMI pour un groupe de pays africains incluant le Gabon, joue un rôle clé dans ce processus. Les échanges ont porté sur des sujets stratégiques : trajectoire de la dette publique, mobilisation des recettes hors hydrocarbures et optimisation des dépenses publiques, trois axes majeurs du PNCD.

Vers une économie gabonaise plus autonome

Au-delà des aspects financiers, ce futur programme cherche à renforcer la souveraineté économique du Gabon. Les autorités ambitionnent d’intégrer dans l’accord des mesures pour la transformation locale des ressources naturelles, notamment dans les secteurs du bois, du manganèse et des hydrocarbures. L’objectif ? Créer de la valeur ajoutée et des emplois qualifiés, tout en réduisant les exportations brutes.

La question du climat des affaires est également au cœur des discussions. Le FMI insiste sur la nécessité de rationaliser les exonérations fiscales, d’améliorer la transparence dans les marchés publics et de renforcer les institutions de contrôle. Ces exigences rejoignent les priorités affichées par le gouvernement gabonais depuis le début de la transition. Leur mise en œuvre concrète sera formalisée dans un mémorandum de politique économique, condition préalable à tout décaissement.

Les prochains mois seront marqués par des missions techniques à Libreville, l’échange de données actualisées et la finalisation des engagements. Le résultat déterminera la nature du soutien financier, qu’il s’agisse d’un accord au titre du mécanisme élargi de crédit ou d’un autre instrument. Pour l’exécutif gabonais, l’enjeu est double : consolider la crédibilité budgétaire du pays et donner au PNCD les moyens de ses ambitions.

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