Dossiers clés de Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale pour la session 2026-2027
Les onze textes majeurs de Ousmane Sonko qui marqueront la nouvelle législature

L’Assemblée nationale sénégalaise s’apprête à examiner onze textes clés lors de sa première session extraordinaire. Deux propositions de loi, trois projets de loi et six demandes de commissions d’enquête attendent les députés à partir de lundi prochain.
La rentrée parlementaire s’annonce historique au Palais Bourbon sénégalais. Réuni en séance plénière ce mercredi, le Bureau de l’Assemblée nationale a arrêté les contours d’une session extraordinaire particulièrement dense, prévue pour démarrer lundi prochain à 10 heures. Au programme : onze textes législatifs majeurs qui devraient redéfinir les équilibres institutionnels et relancer les débats sur la transparence et la gouvernance.
Parmi ces onze dossiers, deux propositions de loi se distinguent par leur portée symbolique et leur impact potentiel sur l’équilibre des pouvoirs. La première vise à modifier l’article 37 de la Constitution, portant spécifiquement sur la déclaration de patrimoine des plus hautes autorités de l’État. La seconde ambitionne d’encadrer strictement les crédits spéciaux et autres fonds secrets, une mesure réclamée depuis longtemps par les défenseurs de la bonne gouvernance. Ces deux textes avaient déjà obtenu leur recevabilité lors de la session parlementaire de juillet dernier, confirmant leur importance stratégique.
Côté projets de loi, les députés auront également à se prononcer sur trois textes majeurs dont les contours restent à préciser. Ces initiatives s’inscrivent dans une volonté affichée de renforcer le contrôle parlementaire sur l’action gouvernementale et de clarifier les mécanismes de reddition des comptes.
Le Bureau a par ailleurs validé six demandes de mise en place de commissions d’enquête parlementaires, reflétant les attentes croissantes des citoyens en matière de transparence institutionnelle. Ces commissions devraient couvrir des sujets variés, de la gestion des finances publiques aux questions de sécurité nationale.
Cette session extraordinaire s’ouvre dans un contexte politique particulièrement tendu, marqué par des divergences croissantes entre les différentes forces représentées au Parlement. Les débats s’annoncent donc vifs, avec des enjeux qui dépassent largement le cadre législatif pour toucher aux fondements mêmes de la démocratie sénégalaise.