14 août 2026

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Crisse politique en rdc : la c64 serre l’étau sur tshisekedi

Crisse politique en rdc : la c64 serre l’étau sur tshisekedi

RDC, Kinshasa 2026 | La coalition d'opposition C64 fait une déclaration

En République démocratique du Congo, le président Félix Tshisekedi a choisi de temporiser en renvoyant devant le Parlement la loi référendaire, quelques heures seulement avant l’expiration de l’ultimatum imposé par la coalition C64. Une manœuvre qui survient alors que la pression de l’opposition et de la société civile ne cesse de s’intensifier.

La coalition Article 64, regroupant une soixantaine d’organisations, exige depuis plusieurs semaines l’abandon pur et simple du projet de réforme constitutionnelle porté par le chef de l’État. Elle réclame également l’organisation d’un dialogue national inclusif, une condition sine qua non selon elle pour apaiser les tensions politiques actuelles.

Un recul sous pression pour Félix Tshisekedi

Félix Tshisekedi a surpris plus d’un observateur en décidant de ne pas promulguer la loi référendaire dans les délais constitutionnels, préférant la soumettre à une seconde lecture parlementaire. Cette initiative intervient après que la Cour constitutionnelle a validé le texte, sous réserve de certaines modifications.

Pour le politologue Bob Kabamba, cette décision marque un recul tactique du président, mais ne remet pas en cause ses ambitions de prolonger son mandat au-delà de 2028. « L’opposition et les pressions régionales ont joué un rôle clé dans cette volte-face, mais Félix Tshisekedi reste déterminé à trouver une issue lui permettant de contourner la limite des deux mandats », analyse-t-il.

La C64 prépare une riposte après le 15 août

Malgré la suspension temporaire du processus référendaire, la coalition C64 refuse de baisser la garde. À l’approche de l’échéance du 15 août, ses dirigeants menacent de lancer une série d’actions d’envergure pour rappeler au pouvoir ses responsabilités.

Franklin Tshiamala, secrétaire général du Leadership pour la gouvernance et le développement (LGD), a prévenu : « À minuit ce samedi, nous constaterons que rien n’a changé. Nous annoncerons alors des mesures radicales pour restaurer notre liberté et notre souveraineté, confisquées par un régime en quête de pouvoir absolu. »

Le pouvoir campe sur ses positions

Du côté de la présidence, on minimise l’impact de l’ultimatum de la C64. Adolphe Amisi Makutano, cadre du parti présidentiel UDPS, a balayé d’un revers de main les revendications de l’opposition : « Leur ultimatum ne reflète que leurs propres calculs. La République continue de fonctionner normalement, et le calendrier institutionnel sera respecté. »

Le bras de fer entre le pouvoir et l’opposition s’annonce donc plus intense que jamais. La semaine prochaine pourrait bien ouvrir une nouvelle page dans le feuilleton politique congolais, avec des conséquences difficiles à anticiper.

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