14 août 2026

Niger libéré

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Tshisekedi recule face à la pression de l’opposition en rdc

Dans un contexte politique particulièrement tendu, le président Félix Tshisekedi a finalement accepté de soumettre à une nouvelle lecture parlementaire le projet de loi organisant un référendum constitutionnel, initialement prévu pour permettre une réforme controversée. Cette décision intervient après des semaines de pression intense exercée par la Coalition Article 64 (C64), un regroupement des principales forces d’opposition créé en mai dernier.

Selon les membres de la coalition, cette proposition législative, portée par le camp présidentiel depuis 2024, vise en réalité à contourner l’interdiction d’un troisième mandat inscrite dans la Constitution de 2006. Dieudonné Bolengetenge, secrétaire général du parti Ensemble pour la République et porte-parole de la C64, avait averti dès le 12 août à Kinshasa que l’opposition ne tolérerait plus aucune hésitation : « Nous ne nous contenterons plus de conseils, nous appellerons à la mobilisation si le président ne s’engage pas dans un dialogue sincère », avait-il déclaré.

La coalition avait même fixé une date symbolique, le 15 août, pour évaluer les avancées du dialogue engagé par le chef de l’État. Elle avait appelé la population à se tenir prête à « résister et se mobiliser » si la loi référendaire n’était pas retirée des débats parlementaires, selon les informations relayées à l’époque.

Une concession jugée insuffisante mais encourageante

Si la demande de réexamen formulée par Tshisekedi ne satisfait pas pleinement les exigences de la C64, celle-ci reconnaît néanmoins qu’il s’agit d’un « petit pas dans la bonne direction ». Prince Epenge, cofondateur de la coalition, a nuancé cette avancée tout en maintenant la pression : « Nous continuerons à surveiller les actions du gouvernement et à mobiliser nos concitoyens », a-t-il précisé.

La marche initialement prévue le 22 juillet à Kinshasa avait été reportée après l’intervention des Églises catholique et protestante du Congo, qui avaient plaidé pour une résolution pacifique du conflit politique. Cette décision avait permis d’éviter une escalade immédiate des tensions.

La société civile s’ajoute à la contestation

La pression ne vient pas seulement de l’opposition politique. Un mémorandum signé par 65 organisations de la société civile et adressé au président ainsi qu’aux institutions nationales le 10 août a également exigé l’abandon pur et simple du projet de référendum. Ces acteurs redoutent que cette initiative ne « aggrave les fractures sociales, exacerbe les tensions politiques et détourne l’attention des véritables défis nationaux », selon les termes du document.

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