19 juillet 2026

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Crise institutionnelle au Cameroun : l’udc exige des mesures pour la stabilité de l’état

crise institutionnelle au Cameroun : l’udc exige des mesures pour la stabilité de l’état

L’Union démocratique du Cameroun (UDC) tire la sonnette d’alarme sur la nécessité de renforcer les mécanismes assurant la continuité de l’État, alors que le président Paul Biya est absent du territoire depuis plus d’un mois. Dans un communiqué publié le 18 juillet 2026, le parti politique appelle à clarifier les procédures en vigueur pour garantir la stabilité des institutions face à cette situation exceptionnelle.

une absence prolongée qui interroge les institutions

Le président Paul Biya, en séjour privé en Suisse depuis le 7 juin 2026, n’a toujours pas regagné le Cameroun. Cette absence prolongée, bien qu’officiellement qualifiée de séjour privé, soulève des questions sur la gestion des responsabilités présidentielles et la continuité de l’État. L’UDC, sans remettre en cause la légitimité du chef de l’État, insiste sur la nécessité de renforcer les dispositifs constitutionnels pour éviter toute ambiguïté.

Dans son communiqué, le parti rappelle que le Cameroun dispose désormais d’un vice-président depuis la révision constitutionnelle d’avril 2026. Cependant, il estime que ce mécanisme doit être complété par des règles plus précises, notamment pour encadrer les absences prolongées du président et assurer une information transparente de la Nation et du Parlement.

des propositions pour renforcer la stabilité institutionnelle

L’UDC formule plusieurs recommandations pour sécuriser la continuité de l’État :

  • Encadrer les absences prolongées du président de la République par des procédures claires, afin d’éviter toute zone d’ombre dans l’exercice du pouvoir.
  • Informer régulièrement la population et les institutions parlementaires sur l’état de santé et la situation du chef de l’État, dans le respect des règles de confidentialité.
  • Permettre une délégation officielle de certaines prérogatives présidentielles, sous contrôle strict, en cas d’empêchement temporaire.
  • Mettre en place une procédure impartiale pour constater un éventuel empêchement, garantissant ainsi la transparence et la légitimité des décisions prises.

Le parti souligne que ces mesures ne visent pas à alimenter des spéculations, mais à consolider la confiance des citoyens dans les institutions. « La stabilité de l’État ne doit pas dépendre de l’improvisation », précise le communiqué.

appel à une réflexion collective pour la pérennité des institutions

Au-delà des propositions techniques, l’UDC invite l’ensemble des acteurs politiques et institutionnels à engager un dialogue constructif pour moderniser le cadre constitutionnel. L’objectif ? Renforcer la résilience des institutions face aux situations exceptionnelles et préserver la confiance des Camerounais dans leur système démocratique.

Cette situation rappelle l’importance d’anticiper les transitions et de garantir que l’absence d’un dirigeant ne se transforme jamais en crise politique. Une préoccupation partagée par une partie de la société civile, qui s’interroge sur l’opacité entourant cette absence prolongée.

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