Consensus historique entre médecins et gouvernement en rdc
consensus historique entre médecins et gouvernement en rdc
Une avancée majeure dans le secteur de la santé de la République démocratique du Congo a été enregistrée ce lundi 13 juillet 2026. Lors de la 94ᵉ session du Conseil des ministres, présidée par le chef de l’État, Félix Tshisekedi, le gouvernement congolais a officialisé un accord historique avec les syndicats médicaux. Cet accord met fin à une grève prolongée qui paralysait le système de santé national depuis plusieurs semaines.
Le ministre de la Pêche et de l’Élevage, Jean-Pierre Tshimanga Bwana, a présenté une note d’information au nom du ministre de la Santé publique, Samuel Roger Kamba, actuellement en mission dans la province de l’Ituri. Cette note détaille les mesures concrètes issues des négociations menées entre les autorités et les représentants syndicaux, notamment les 23 juin et 7 juillet 2026.
des engagements fermes pour le secteur médical
Plusieurs mesures phares ont été actées lors de cet accord :
- L’intégration intégrale des primes complémentaires dans les états liquidatifs dès le troisième trimestre 2026 ;
- L’alignement des rémunérations de 200 médecins sur les grilles salariales nationales ;
- La priorisation du secteur de la santé dans les programmes de modernisation de la Fonction publique ;
- L’accélération du traitement des dossiers administratifs pour les médecins issus des régimes spéciaux (Police nationale, Forces armées, Enseignement supérieur) ;
- Le renforcement des contrôles sur les fichiers de paie pour une gestion transparente des effectifs.
« Les deux parties ont convenu d’examiner, dès août 2026, la question de l’alignement des autres catégories professionnelles du secteur médical », a précisé Jean-Pierre Tshimanga Bwana.
la fin d’une mobilisation historique
Cette annonce intervient après une période de tension extrême. Le Syndicat national des médecins (Synamed) avait lancé l’opération « Hôpitaux sans médecins » du 7 au 16 juillet 2026, paralysant les services non essentiels dans la plupart des provinces. Seuls les services d’urgence et les banques de sang étaient maintenus opérationnels. Le syndicat justifiait cette action par le non-respect des engagements antérieurs et l’absence de dialogue constructif avec la Première ministre, malgré les directives présidentielles.
Face aux avancées significatives obtenues, la coordination syndicale a décidé de mettre un terme à son mouvement de protestation. « Compte tenu des progrès réalisés, la coordination des syndicats de la santé a choisi de lever la grève », a annoncé le ministre lors de la conférence de presse.
Cette résolution marque un tournant dans les relations entre le gouvernement et les professionnels de santé, ouvrant la voie à une collaboration renforcée pour améliorer les conditions de travail et la qualité des soins dans le pays.