Célébrations tumultueuses après la victoire du psg en ligue des champions
Célébrations tumultueuses après la victoire du PSG en Ligue des champions : 780 interpellations recensées
Des scènes de chaos ont marqué les festivités de la victoire du Paris Saint-Germain en Ligue des champions, entraînant des interpellations dans plusieurs villes de France, principalement à Paris.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Dès la fin du match, l’ambiance sur les Champs-Élysées bascule dans l’ébullition : une dizaine de jeunes s’attaquent à un abribus sous les yeux des forces de l’ordre, qui tentent de les disperser. À proximité du Parc des Princes, porte de Saint-Cloud, des tirs de mortiers d’artifice sont lancés en direction des policiers. Ces derniers répliquent avec des gaz lacrymogènes, marquant le début d’une série d’interpellations. Plus tard dans la soirée, une flotte de vélos en libre-service est méthodiquement incendiée. Les affrontements s’intensifient entre groupes de jeunes et forces de l’ordre, plongeant les Champs-Élysées dans le tumulte.
Le périphérique parisien, lui aussi, devient le théâtre d’une agitation sans précédent : des dizaines de deux-roues l’envahissent, certains circulant à contresens, tandis que des piétons déambulent au milieu des véhicules. Un motard de 24 ans trouve la mort après avoir percuté un bloc de béton installé pour bloquer la circulation. Aux premières heures du jour, un adolescent de 17 ans est poignardé à plusieurs reprises. Son état reste critique.
57 agents des forces de l’ordre blessés
Dimanche 31 mai au matin, le ministre de l’Intérieur communique un bilan alarmant : 57 policiers et gendarmes sont blessés à travers le pays. « Les projectiles et les tirs de mortiers ont fortement augmenté. Nous constatons une hausse significative de ces attaques contre les forces de sécurité,« déclare-t-il. Des images montrent un individu tirant en rafale des mortiers d’artifice dans le 8e arrondissement de Paris.
Les incidents ne se limitent pas à la capitale : des troubles éclatent dans une quinzaine de villes, comme à Grenoble, où des commerces sont vandalisés et pillés. Au terme de la nuit du 30 au 31 mai, 780 personnes ont été placées en garde à vue, dont 457 restent détenues.