Can 2025 : le Maroc sous pression pour un sacre historique à domicile
Morocco's defender #2 Achraf Hakimi (2L) celebrates with teammates after scoring his team's first goal during the Africa Cup of Nations (CAN) 2024 group F football match between Morocco and DR Congo at Stade Laurent Pokou in San Pedro on January 21, 2024. (Photo by SIA KAMBOU / AFP)
Can 2025 : le Maroc sous pression pour un sacre historique à domicile
À l’approche de la CAN 2025 organisée sur son sol, le Maroc ressent une attente immense. En quête d’un titre continental qui le fuit depuis 1976, le pays et ses supporters ne visent rien de moins que la victoire finale. Pour Ibrahim, un jeune fan de 20 ans, l’heure est venue pour les Lions de l’Atlas de triompher devant leur public.
Pour le Maroc, l’objectif est sans équivoque : le titre, et rien d’autre. Après une attente de près d’un demi-siècle pour un nouveau sacre en Coupe d’Afrique des nations, l’impatience des supporters est à son comble. Le parcours historique jusqu’en demi-finale de la Coupe du monde 2022 au Qatar (perdue 2-0 face à la France) a placé la barre très haut, et la suite logique pour les Lions de l’Atlas est de dominer leur continent.
Cependant, le souvenir de la dernière CAN est encore douloureux. L’élimination prématurée en huitièmes de finale contre l’Afrique du Sud fut une véritable déconvenue qui a freiné les ambitions de l’équipe. Cette année, à domicile, l’occasion de prendre une revanche est parfaite. La déception de la sortie précoce des coéquipiers d’Achraf Hakimi l’année passée doit être effacée.
Cette déroute, Ibrahim, un fervent supporter de 20 ans, ne veut plus jamais la revivre. « Ce n’est pas normal qu’une telle nation du football n’ait gagné qu’une seule fois la CAN, et encore plus il y a 49 ans », confie-t-il avec passion. « Nous vivons les plus belles années de la sélection nationale, une sortie prématurée serait un nouveau drame après ce qui s’est passé en 2024… »
« La sélection est meilleure »
Le jeune homme, qui poursuit ses études de management sportif à Ottawa, au Canada, se souvient encore des scènes de liesse incroyables dans les rues de sa ville natale, Casablanca, lors de l’épopée marocaine au Mondial qatarien. Ces émotions, autrefois inespérées, sont devenues une exigence pour la CAN 2025.
« Les supporters marocains ont une exigence bien plus grande maintenant », analyse-t-il. « On s’attend à remporter la CAN, évidemment. Et surtout avec la manière, en pratiquant un bon football. Il y a les joueurs pour le faire, donc nous n’avons aucune excuse. Un autre résultat qu’une victoire serait un échec. »
Malgré cette confiance, une frayeur a parcouru le pays le 4 novembre. Violemment taclé par l’attaquant bavarois Luis Diaz, Achraf Hakimi s’est effondré en larmes sur la pelouse du Parc des Princes. Le verdict : une sévère entorse de la cheville gauche, synonyme de 6 à 8 semaines d’absence. De quoi craindre le pire ? Pas pour Ibrahim.
« La sélection est meilleure que lors de la dernière CAN, malgré la blessure d’Achraf Hakimi », assure le fan, qui admire aussi le latéral de Genk, Zakaria El Ouahdi. « C’est un joueur très important pour la sélection, mais il y a de quoi le remplacer derrière. L’effectif est très fourni avec un mélange de jeunes joueurs et de gars plus expérimentés. »
Le supporter de l’Olympique de Marseille peut être rassuré : le Ballon d’or africain 2025 sera bien présent et espère être sur le terrain dès le match d’ouverture contre les Comores.
Le peuple marocain en ébullition
L’événement s’annonce grandiose pour le Maroc, qui n’a pas organisé de Coupe d’Afrique des nations depuis 37 ans. En dépit d’un problème technique sur la plateforme de billetterie, près de 140 000 billets ont trouvé preneur en seulement 24 heures. De retour du froid canadien, Ibrahim sera parmi les chanceux à vivre la compétition dans son pays.
« C’est la première compétition internationale de football à laquelle j’aurais la chance d’assister », se réjouit-il. Il a d’ailleurs prévu de voir le choc entre le Sénégal et la République démocratique du Congo le 27 décembre à Tanger. « La dernière CAN organisée au Maroc remonte à 1988… il faut se sentir chanceux de pouvoir y assister sur place. » Tout un peuple attend désormais avec impatience le coup d’envoi, le 21 décembre à Rabat.