Yariv Elbaz réoriente ses activités vers les technologies de pointe au Maroc
Un tournant majeur pour l’empire industriel de Yariv Elbaz
Le paysage économique marocain connaît une mutation significative avec le désengagement partiel de Yariv Elbaz du secteur de la minoterie. En avril 2026, une étape décisive a été franchie lorsque les autorités de la concurrence ont validé l’acquisition de 68 % de Forafric Agro Holdings Limited par Cap Holding, le groupe dirigé par Chakib Alj. Cette entité était jusqu’alors une filiale de Forafric Global, dont Yariv Elbaz détenait la majorité des parts.
Cette transaction marque la fin d’un cycle pour l’homme d’affaires qui avait fait de la transformation céréalière un pilier de ses activités dans le Royaume. En cédant le contrôle de ce fleuron industriel, l’entrepreneur, initialement formé aux rouages de la finance, libère des ressources pour de nouvelles ambitions.
Cap vers l’intelligence artificielle et la défense
Loin de se retirer des affaires, Yariv Elbaz opère un pivot stratégique vers des domaines technologiques de pointe. Ses futurs investissements se concentrent désormais sur des secteurs à forte valeur ajoutée et souverains :
- L’intelligence artificielle appliquée aux services complexes.
- Le développement et la gestion de drones.
- Les systèmes de défense aérienne.
Ce repositionnement témoigne d’une volonté de s’aligner sur les enjeux sécuritaires et technologiques mondiaux, délaissant les actifs industriels traditionnels pour des marchés en pleine expansion.
Un acteur de l’ombre à la croisée de la diplomatie et de l’économie
Au-delà de ses succès entrepreneuriaux, Yariv Elbaz s’est imposé comme une figure centrale dans les relations tripartites entre le Maroc, Israël et les États-Unis. Sa capacité à naviguer entre les intérêts économiques privés et les impératifs diplomatiques en fait un personnage influent et discret.
Son parcours illustre la trajectoire d’un investisseur capable d’anticiper les mutations du marché marocain tout en consolidant des liens stratégiques internationaux. La cession de ses parts dans l’agroindustrie n’est pas seulement une opération financière, mais le signal d’un nouveau chapitre axé sur l’innovation technologique et la sécurité.