21 mai 2026

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Violences au match fc nantes-toulouse : le président d’un club de supporters réagit

L’envahissement du terrain, les objets lancés et les fumigènes ont mis un terme prématuré au dernier match de Ligue 1 entre le FC Nantes et Toulouse. Roland Menu, président du club de supporters Allez Nantes Canaris, exprime son indignation face à ces dérives qui n’ont plus rien à voir avec l’esprit sportif.

Le match s’est interrompu en cours de partie après des scènes d’une rare violence : envahissement du terrain par des spectateurs, jets de projectiles et utilisation de fumigènes. Roland Menu, supporter historique du FC Nantes depuis six décennies, préside l’association Allez Nantes Canaris. Il dénonce sans équivoque les actes commis lors de cette rencontre.

Les propos de Vahid Halilhodžić qualifiant les auteurs d’incidents de « honte » et de « lâches » reflètent-ils votre position ?

Absolument. C’est une honte, et ceux qui ont commis ces actes sont des lâches. Je suis profondément attristé par ce qui s’est passé hier soir. Même si nous sommes tous mécontents de la situation actuelle du club, envahir le terrain n’est en aucun cas une solution acceptable. Nous savons pertinemment que de telles actions entraîneront des sanctions lourdes.

Vous attendiez-vous à de tels débordements ?

Des tensions étaient évoquées, mais nous imaginions plutôt des manifestations en fin de match. Jamais nous n’aurions pensé assister à une telle escalade de violence en plein milieu de partie, avec une telle intensité et une telle ampleur.

La réaction du coach Halilhodžić, à la fois triste et en colère, vous parle-t-elle ?

Tout à fait. Son objectif était de faire revenir le calme pour que le match puisse reprendre. Je comprends parfaitement sa réaction : il voulait simplement que le jeu reprenne, d’autant plus que c’était son dernier match à la tête de l’équipe. C’est incroyable de voir comment tout a basculé.

Les sanctions pourraient être lourdes : matchs à huis clos ou même retrait de points. Craignez-vous ces conséquences ?

Les matchs à huis clos nous priveraient de nos déplacements en août prochain, voire de deux ou trois rencontres. Et un retrait de points serait catastrophique : commencer la saison avec un handicap serait extrêmement difficile, comme ce fut le cas pour Saint-Étienne il y a quatre ans.

Certains demandent la dissolution de la Brigade Loire, accusée d’avoir fomenté ces violences. Cette mesure vous semble-t-elle justifiée ?

La Brigade Loire n’est pas un club de supporters pour nous, mais un groupe d’individus. Ils savent créer une ambiance dans le stade, c’est un fait. Cependant, ce qu’ils ont fait hier n’a rien à voir avec l’esprit du supporterisme. Envahir le terrain sous prétexte de mécontentement, c’est indigne d’un vrai supporter.

Pour vous, ces individus ne sont donc pas des supporters ?

Non. Être supporter, c’est encourager son équipe dans les moments de joie comme dans les difficultés. Ce n’est pas envahir le terrain ou agresser les joueurs.

Malgré ces incidents, votre soutien au FC Nantes reste intact, même en Ligue 2 ?

Plus que jamais. Nous avons connu des hauts et des bas, des dirigeants plus ou moins compétents, mais une chose est certaine : notre amour pour le FC Nantes ne faiblira jamais. Nous serons là, quoi qu’il arrive, pour encourager notre équipe.

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