4 juin 2026

Niger libéré

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Vidéo explosive dans l’affaire Martinez Zogo : les images qui choquent le Cameroun

Un choc judiciaire sans précédent au Cameroun

La salle d’audience du Tribunal militaire de Yaoundé n’a jamais connu une telle tension. Pendant deux jours, les 1er et 2 juin 2026, une vidéo inédite a été projetée : celle des derniers instants du journaliste Martinez Zogo. Des images insoutenables qui ont glacé le sang des présents et marqué durablement l’histoire judiciaire camerounaise.

Hommage à Martinez Zogo devant le tribunal

Des images qui révèlent l’horreur d’une fin tragique

Ce 1er juin, lorsque les écrans du tribunal ont diffusé les images des derniers instants de Martinez Zogo, un silence de plomb s’est installé. Le journaliste, allongé sur le sol, le visage couvert de sang, tente de prononcer des mots désespérés. Les traces de violence sont visibles, insupportables. L’émotion est à son comble : plusieurs personnes présentes doivent quitter la salle, submergées.

L’avocat Ludovic Sabze confie son ressenti : « Sur le plan émotionnel, c’est écrasant. Je ne suis pas le seul à ressentir cette intensité. » Le tribunal, sous le choc, suspend immédiatement l’audience.

Le lendemain, les débats reprennent dans une atmosphère encore plus lourde. Les visages sont crispés, les esprits hantés par ces images insoutenables. Ces dernières proviennent directement du compte Google du maréchal des logis Godje Oumarou Vincent, alors en poste à la DGRE.

Une avancée majeure grâce à l’expertise numérique

L’expert en cybercriminalité Georges Bell Bitjoka, témoin clé de l’accusation, a permis de mettre au jour des éléments décisifs. Son travail technique a permis de reconstituer une partie de la vérité.

Maître Calvin Job, avocat de la famille Zogo, salue cette avancée : « C’est un rapport qui rétablit les faits. Il balaie toutes les versions précédentes et démontre la qualité exceptionnelle de l’enquête. » Il ajoute : « Si le tribunal s’appuie sur ces conclusions, il aura accompli 98 % de son travail. »

Un procès marqué par les zones d’ombre persistantes

Pourtant, une question cruciale reste sans réponse : qui a donné l’ordre de l’enlèvement et de la torture de Martinez Zogo ? À ce stade, aucun commanditaire n’a été clairement identifié.

« L’expert a révélé une augmentation suspecte des échanges entre Amougou Belinga et Justin Danwe entre le 18 et le 28 janvier, soit juste après l’enlèvement du journaliste et avant la découverte de son corps. Il évoque également des rencontres en présentiel, mais aussi des données effacées inaccessibles. Cela laisse un goût amer d’inachevé. » déplore Paul Chouta.

Georges Bell Bitjoka précise que les 18 % de données récupérées sur le téléphone de Jean-Pierre Amougou Belinga ne suffisent ni à le condamner, ni à l’innocenter. Les avocats de la famille Zogo ont demandé une expertise complémentaire pour analyser les données supprimées dans les échanges entre Justin Danwe et Jean-Pierre Amougou Belinga.

Cette requête pourrait lever une partie des mystères entourant cette affaire. Le procès a été reporté aux 22 et 23 juin prochains.

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