8 juin 2026

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Une centrale électrique de 40 MW : l’Algérie renforce sa coopération avec le Tchad

N’Djamena a été le théâtre, ce lundi, du lancement des travaux d’une ambitieuse centrale électrique de 40 mégawatts, intégralement financée par l’Algérie. Cette infrastructure, dont la réalisation a été confiée à Sonelgaz International, vise à dynamiser l’approvisionnement énergétique du Tchad tout en scellant une collaboration économique et énergétique accrue entre les deux nations. Ce projet intervient peu après l’inauguration d’une initiative similaire au Niger, marquant l’engagement régional d’Alger.

Crédit Photo : PMT

La capitale tchadienne a accueilli la cérémonie de pose de la première pierre de cette installation stratégique. Les Premiers ministres Allah-Maye Halina, pour le Tchad, et Sifi Ghrieb, représentant l’Algérie, ont présidé cet événement. Dénommée « centrale de solidarité algéro-tchadienne », cette infrastructure cruciale sera érigée par Sonelgaz International, entité du groupe public algérien experte dans les secteurs de l’électricité et du gaz. Son objectif principal est de significativement augmenter la capacité de production d’électricité du Tchad, un pays où la demande énergétique dépasse actuellement l’offre disponible.

Sifi Ghrieb s’est rendu à N’Djamena à la tête d’une importante délégation, incluant des ministres, des hauts fonctionnaires et des dirigeants d’entreprises clés dans les domaines de l’énergie, des hydrocarbures et des infrastructures. On y retrouvait notamment Mohamed Arkab, ministre des Hydrocarbures, et Mourad Adjal, ministre de l’Énergie et des Énergies renouvelables, aux côtés de représentants d’autres sociétés publiques algériennes. Cette centrale est officiellement présentée par les autorités algériennes comme une initiative de coopération, voulue par le président Abdelmadjid Tebboune, dans le but d’intensifier les liens bilatéraux avec le Tchad.

Après la cérémonie, Sifi Ghrieb a mis en avant une vision de coopération ancrée dans des réalisations tangibles. Il a affirmé que l’Algérie est convaincue qu’une collaboration africaine efficiente est capable d’engendrer un développement mutuel, grâce à des projets concrets qui bénéficient directement aux citoyens. Le Premier ministre algérien a aussi souligné l’importance de la « solidarité active, des investissements fructueux et des partenariats générateurs de prospérité pour les populations ». Le secteur de l’énergie s’affirme ainsi comme un pilier de l’influence économique algérienne dans la région du Sahel. Il est à noter que le 3 juin, l’Algérie avait déjà inauguré une centrale électrique de capacité identique au Niger, également construite par Sonelgaz International.

Les échanges entre les délégations tchadienne et algérienne ont également abordé divers projets d’envergure continentale. Parmi eux figuraient la route transsaharienne, l’extension des réseaux de fibre optique, ainsi que l’amélioration des liaisons aériennes et logistiques, toutes visant à optimiser les échanges commerciaux régionaux. Concernant la sécurité, Alger et N’Djamena ont réitéré leur engagement à intensifier leur coordination diplomatique sur les enjeux sahéliens et africains, insistant sur la primauté des solutions endogènes et le respect de la souveraineté nationale des États.

Depuis l’établissement, en 2020, de son Agence de coopération internationale pour la solidarité et le développement, dotée d’un fonds conséquent d’un milliard de dollars, l’Algérie a considérablement accru ses investissements. Elle finance activement des infrastructures, des projets énergétiques et diverses initiatives économiques à travers de nombreux pays du continent africain.

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