14 juillet 2026

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Tribunal malien : six proches de bah n’daw jugés pour complot présumé

Un procès historique après plus de trois ans de détention

Le tribunal criminel de Bamako examine aujourd’hui un dossier sensible, presque six ans après le début de la transition politique au Mali. Six personnes, dont trois militaires et trois civils, tous présentés comme des proches collaborateurs de l’ancien président de transition Bah N’Daw, comparaissent pour tentative de complot contre les institutions.

Des figures clés du régime renversé en 2021

Parmi les accusés figurent des personnalités marquantes de la première phase de transition, entre août 2020 et mai 2021. Le colonel Kassoum Goïta, ancien responsable des services de renseignement, et Kalilou Doumbia, ex-secrétaire général de la présidence, sont au cœur de cette affaire. Tous deux, arrêtés en 2021, contestent fermement les chefs d’accusation portés contre eux.

Le groupe inclut également un adjudant-chef de la Sécurité d’État, un commissaire de police, un opérateur économique et un marabout. Les autorités n’ont à ce jour révélé aucun détail sur les faits précis reprochés, se contentant de parler d’atteinte à la sûreté de l’État.

Un procès politique selon la défense

Dès le début de l’instruction, les avocats de la défense ont dénoncé un procès à motivation politique. Ils estiment que leurs clients sont ciblés en raison de leur allégeance passée à Bah N’Daw, renversé lors du second coup d’État de mai 2021. Une thèse que les autorités judiciaires n’ont jamais officiellement commentée.

En juin 2022, la justice avait pourtant accordé un non-lieu partiel à Kalilou Doumbia et à Moustapha Diakité, un ancien commissaire de police. Malgré cette décision, les deux hommes sont restés détenus. Puis, en janvier 2023, la cour d’appel a ordonné leur renvoi devant le tribunal criminel. Depuis, toutes leurs demandes de liberté provisoire ont été systématiquement rejetées.

Une attente interminable pour les familles

Les accusés, toujours incarcérés, assisteront aujourd’hui à l’audience pour répondre aux accusations. Ils maintiennent leur innocence et espèrent que ce procès permettra enfin de lever le voile sur les circonstances de leur arrestation. Leurs avocats plaident pour une enquête approfondie afin de rétablir leur honneur.

Par ailleurs, en décembre 2021, leurs conseils avaient déposé une plainte contre le général Modibo Koné, actuel directeur de la Sécurité d’État. Cette plainte, visant des violations présumées lors des interpellations, n’a à ce jour reçu aucune suite judiciaire.

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