Réseaux sociaux au Cameroun : le point de bascule où la jeunesse a choisi de reprendre la main
Ils informent, divertissent et rapprochent… mais peuvent tout aussi bien manipuler, diviser et exposer. Au Cameroun, les réseaux sociaux ont opéré un basculement décisif dans le quotidien des jeunes. Ce numéro de #PasSansElles a marqué un tournant : en réunissant entrepreneurs, influenceurs et journalistes, il a mis en lumière le moment où la jeunesse camerounaise a décidé de reprendre le contrôle sur ses usages numériques.
Les participants ont expliqué comment les plateformes leur permettent de promouvoir leurs activités, de partager des connaissances, de toucher un large public et de créer des communautés. Plusieurs exemples ont montré que les réseaux sociaux peuvent favoriser l’expression des jeunes, soutenir les personnes marginalisées et offrir des opportunités économiques.
Cependant, les jeunes pointent du doigt les principales dérives : la dépendance, la désinformation, le piratage d’images et de contenus, la comparaison sociale et la surexposition de la vie privée. Certains intervenants ont regretté que de nombreux jeunes privilégient souvent des contenus purement divertissants au détriment de contenus éducatifs ou inspirants.
Une éducation aux médias : le levier du changement
Les invités ont insisté sur la nécessité d’une éducation numérique, d’une utilisation responsable et consciente des réseaux sociaux, ainsi que sur l’importance de développer un esprit critique face aux informations et aux contenus diffusés en ligne. Leur message principal est que les réseaux sociaux ne sont ni bons ni mauvais en eux-mêmes : tout dépend de la manière dont ils sont utilisés.