RDC : le M23 accusé de recruter de force et de maltraiter des civils dans l’est
RDC : le M23 accusé de recruter de force et de maltraiter des civils dans l’est
Dans un rapport récent, une organisation internationale de défense des droits humains dénonce des pratiques graves perpétrées par le groupe armé M23 dans l’est de la République démocratique du Congo. Selon ses investigations, des milliers d’individus, dont des mineurs, auraient été enrôlés de force et soumis à des conditions de détention inacceptables.
Des milliers de personnes victimes d’enrôlements forcés
Les dernières enquêtes menées par l’organisation révèlent que le M23 a mené une campagne massive de recrutement forcé depuis le début de l’année 2025, notamment après la prise de contrôle de villes stratégiques comme Goma et Bukavu. Des soldats congolais, des membres de factions armées locales et des civils auraient été arrêtés lors d’opérations ciblées. Des témoignages confirment que des individus ont été arrachés à leur quotidien, que ce soit dans la rue, à leur domicile ou lors d’événements publics, avant d’être conduits vers des centres de détention improvisés.
Des mineurs exposés à la violence
Parmi les victimes, des enfants âgés d’à peine 12 ans figurent parmi les captifs. Ces derniers auraient été contraints de suivre un entraînement militaire et idéologique dans des camps dédiés, sous la menace de représailles en cas de refus. L’organisation souligne que ces pratiques violent gravement les droits fondamentaux et les conventions internationales.
Des conditions de détention qualifiées d’inhumaines
Les conditions de vie dans ces centres sont décrites comme extrêmement précaires. La surpopulation, l’absence d’hygiène et les violences physiques sont monnaie courante. Plusieurs anciens détenus rapportent avoir assisté à des décès causés par la famine, la soif, les mauvais traitements ou des exécutions sommaires. Bien que le nombre exact de victimes reste difficile à établir, les récits recueillis laissent craindre que des centaines de personnes aient perdu la vie dans ces camps.
Une implication du Rwanda mise en lumière
Plusieurs captifs ont affirmé avoir reconnu des officiers du M23 parmi leurs geôliers. Certains ont même déclaré que des instructeurs et gardiens étaient de nationalité rwandaise et portaient l’uniforme des forces armées de ce pays. Ces révélations surviennent dans un contexte de tensions persistantes entre la RDC et le Rwanda, qui continue de nier tout soutien direct au M23.