5 août 2026

Niger libéré

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Rdc : le cefock lance une campagne pour la reconnaissance du genocost en France

Dès la prochaine rentrée parlementaire, une campagne de sensibilisation d’envergure sera lancée en France pour promouvoir le GENOCOST, le génocide congolais lié à la prédation des ressources naturelles. Cette initiative, portée par le Collectif des élus français originaires du Congo-Kinshasa (CEFOCK), a été annoncée à l’issue d’un entretien décisif avec le Président Félix Tshisekedi, le 4 août 2026, à la Cité de l’Union Africaine de Kinshasa.

L’objectif affiché est clair : inscrire le GENOCOST au cœur des débats publics en France et à l’international. Pour y parvenir, le CEFOCK prévoit des actions de mémoire, des conférences et un plaidoyer ciblé auprès des collectivités territoriales, des institutions françaises et de la diaspora congolaise. Une stratégie ambitieuse pour transformer un sujet souvent relégué aux ONG en une priorité politique.

Une mobilisation pour briser le silence autour du GENOCOST

Ces élus, qui servent de pont entre la République démocratique du Congo (RDC) et la France, veulent mettre fin au silence médiatique et politique entourant les massacres commis en RDC. Leur ambition ? Faire du GENOCOST une question de politique publique, en s’appuyant sur leur ancrage local en France. Leur levier : la pression sur les décideurs pour qu’ils intègrent cette problématique dans l’agenda institutionnel.

Un partenariat avec la CIA-VAR pour renforcer l’impact

Pour donner une légitimité accrue à cette démarche, le CEFOCK collaborera étroitement avec la Commission interinstitutionnelle d’aide aux victimes et d’appui aux réformes (CIA-VAR). Cette entité gouvernementale congolaise est dédiée à la documentation des crimes, à la réparation des victimes et à la préservation de leur mémoire.

Les deux objectifs de ce partenariat sont précis :

  • Rappeler l’histoire des victimes pour éviter qu’elle ne tombe dans l’oubli ;
  • Obtenir une reconnaissance officielle des victimes du génocide congolais, ouvrant ainsi la porte à des mécanismes de justice et de réparation.

Lors de l’entretien, le Chef de l’État a salué cette initiative, la qualifiant de « renforcement de la diplomatie mémorielle » portée par Kinshasa sur la scène internationale.

La diaspora congolaise, acteur clé de cette reconnaissance

Cette offensive s’inscrit dans un contexte où la RDC multiplie les efforts pour que la communauté internationale reconnaisse officiellement le GENOCOST comme un génocide. La diaspora congolaise, désormais représentée dans les conseils municipaux, départementaux et régionaux français, joue un rôle central dans cette mobilisation. Élue localement, elle dispose de relais institutionnels pour amplifier la voix des victimes.

Grâce au CEFOCK, la diaspora passe d’une simple posture de témoignage à une action politique concrète. En ciblant les élus français, cette campagne pourrait exercer une pression décisive pour une reconnaissance parlementaire du GENOCOST, à l’instar des reconnaissances obtenues pour d’autres génocides historiques.

Des initiatives locales pour ancrer la mémoire

Cette dynamique s’accompagne d’actions sur le sol congolais. Le dimanche 2 août 2026, à l’occasion de la Journée nationale dédiée au GENOCOST, le Président Tshisekedi a présidé une cérémonie en hommage aux victimes. Une étape symbolique, au cours de laquelle il a annoncé le lancement des travaux de construction du Musée national du GENOCOST et d’un mémorial dédié.

Ce projet marque un engagement fort de l’État pour institutionnaliser le devoir de mémoire en RDC. Entre les initiatives locales et l’offensive diplomatique menée par le CEFOCK en France, Kinshasa déploie désormais tous les moyens pour faire reconnaître le génocide congolais et obtenir justice pour ses victimes.

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