Rajet demande la libération des opposants au président tchadien
Le RAJET interpelle le chef de l’État tchadien pour la libération des opposants détenus
Dans une démarche politique audacieuse, Ordjei Abderahim Chaha, président du Rassemblement pour la Justice et l’Égalité au Tchad (RAJET), a adressé une missive solennelle au président de la République, Mahamat Idriss Déby Itno. L’objectif ? Lui demander de faire preuve d’indulgence envers les figures de proue de l’ex-GCAP et du parti Les Transformateurs, actuellement incarcérées.
Une démocratie en péril selon le RAJET
Le leader du RAJET dénonce avec force le maintien en détention de ces opposants, qu’il qualifie de « poison lent pour le système démocratique tchadien ». Pour lui, cette situation « ternit l’image d’une justice indépendante » et « étouffe les libertés fondamentales ». Dans sa lettre ouverte, il souligne que « reconnaître et accepter l’opposition, même dans sa diversité, est la preuve ultime d’une maturité politique incontestable ».
Selon lui, l’opposition politique représente bien plus qu’un simple contre-pouvoir : elle est « l’épice qui donne du goût à la démocratie », un levain indispensable pour l’épanouissement des libertés et la vitalité institutionnelle. Sans elle, le régime s’expose à un « déclin irrémédiable », où « les cendres du despotisme remplaceraient les flammes de la liberté ».
Dialogue national : une urgence pour le Tchad
Ordjei Abderahim Chaha insiste sur l’urgence d’un dialogue inclusif pour apaiser les tensions et reconstruire l’unité nationale. Il affirme que les détenus politiques ne sont en rien hostiles à cette initiative, mais au contraire, « prêts à contribuer à cette œuvre collective ». Pour lui, « c’est dans le débat que naissent les solutions durables » et où « la paix et le développement trouvent leur terreau fertile ».
Le président du RAJET lance un avertissement sans équivoque au président de la République : « Méfiez-vous des manœuvres sournoises de ceux qui, par ignorance ou malveillance, cherchent à attiser les divisions ». Il dénonce les « rapports fallacieux » et les « fiches manipulées » qui, selon lui, influencent certaines décisions politiques, allant jusqu’à qualifier leurs auteurs de « fossoyeurs de la République ».
Appel à la clémence pour panser les blessures de la nation
En conclusion de sa missive, Ordjei Abderahim Chaha exhorte le chef de l’État à libérer sans délai tous les opposants emprisonnés. Son souhait ? Qu’ils puissent participer pleinement aux discussions nationales afin de « cicatriser les plaies d’un pays divisé ». Pour lui, cette décision serait non seulement un geste humanitaire, mais aussi « un acte fondateur pour l’histoire démocratique du Tchad ».