27 juillet 2026

Niger libéré

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Paul biya absent depuis 49 jours : entre rumeurs et silence gouvernemental

Quarante-neuf jours sans voir le président camerounais en public. Depuis son départ pour un séjour privé en Europe le 7 juin, Paul Biya, âgé de 93 ans, n’a plus fait aucune apparition officielle. À Yaoundé, les langues se délient et les interrogations grandissent dans les rédactions comme dans la rue.

Une absence record qui rappelle les précédents

Cette durée d’absence égale celle enregistrée en début d’année 2024. Les spéculations sur la localisation de Paul Biya persistent : il serait actuellement hébergé dans un établissement genevois, comme lors de son précédent retrait prolongé.

Les autorités camerounaises ont tenté de calmer le jeu. Le ministre de la Communication, René Emmanuel Sadi, a formellement démenti toute hospitalisation à Genève le 18 juin. Pourtant, aucun élément visuel ne vient étayer cette affirmation. Ni photo ni vidéo n’ont été rendues publiques pour confirmer sa présence en bonne santé.

Dimanche dernier, lors d’un passage sur le plateau de Droit de Réponse diffusé sur Equinoxe TV, un militant du Rdpc, Lucien Bidima, a affirmé s’être rendu à l’hôtel InterContinental de Genève. Selon ses dires, il aurait croisé le président, « très en forme » et pleinement opérationnel. Mais ces propos, dépourvus de preuves tangibles, laissent planer un doute sur leur véracité.

Chantal Biya, figure centrale d’un pouvoir de plus en plus opaque

Ce qui frappe aujourd’hui, c’est l’influence grandissante de Chantal Biya. Plusieurs observateurs notent son implication accrue dans la gestion des affaires de l’État. Son nom circule même autour de certaines nominations, suggérant qu’elle deviendrait un passage obligé pour accéder au chef de l’État.

Le Cameroun, toujours dépourvu de vice-président, repose sur une mécanique constitutionnelle fragile. En cas de vacance du pouvoir, c’est le président du Sénat, Aboubakary Abdoulaye, qui devrait assurer l’intérim. Une procédure jamais testée dans ce contexte précis, alimentant les craintes d’une crise politique potentielle.

Cette absence prolongée survient dans un climat déjà chargé. Les tensions politiques s’accumulent, et le silence des institutions ne fait qu’amplifier les incertitudes. Faut-il y voir un simple épisode passager ou le signe d’un tournant plus profond dans le mandat de Paul Biya ? Une chose est sûre : l’inquiétude gagne du terrain, aussi bien parmi les observateurs que dans les rangs de la classe politique.

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