4 juin 2026

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Ousmane Sonko explique le rejet du pastef au gouvernement sénégalais

Ousmane Sonko explique le rejet du pastef au gouvernement sénégalais

Portrait d'Ousmane Sonko lors de sa conférence de presse

Lors d’une conférence de presse organisée à Dakar, le leader du Pastef, Ousmane Sonko, a détaillé les motivations derrière la décision de son parti de ne pas intégrer le nouveau gouvernement dirigé par Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô. Cette annonce, effective depuis la veille, s’inscrit dans un contexte de profondes divergences politiques et stratégiques avec le président Bassirou Diomaye Faye.

Le chef de file du Pastef a évoqué des désaccords majeurs sur plusieurs axes fondamentaux du programme gouvernemental. Parmi ceux-ci figurent la gestion de la justice, la transparence des comptes publics ainsi que la renégociation des accords économiques stratégiques. Selon lui, ses demandes de garanties précises, notamment concernant la restructuration de la dette nationale, n’ont pas reçu d’engagements concrets de la part des autorités.

Des réponses jugées insuffisantes par Sonko

« Toutes ces réponses sont en demi-teinte », a-t-il déclaré. Il a précisé que le président Faye et son ministre des Finances n’ont pris aucun engagement clair envers le Fonds monétaire international (FMI) quant à une éventuelle restructuration de la dette. Sur le pouvoir d’achat, le chef de l’État aurait simplement évoqué l’application progressive de la vérité des prix pour certains produits subventionnés, sans annonce concrète. Enfin, concernant l’indépendance de la justice, le président aurait affirmé que le système judiciaire sénégalais était déjà parmi les meilleurs au monde, une position jugée irréaliste par Sonko.

Une question de répartition des postes ministériels

Outre les divergences programmatiques, le refus du Pastef s’explique aussi par des désaccords sur la distribution des portefeuilles au sein du gouvernement. Ousmane Sonko a clairement indiqué qu’il n’était pas envisageable pour son parti d’accepter une participation à une équipe où le Pastef ne disposerait pas d’au moins la moitié des ministères. Cette exigence reflète une volonté de peser significativement dans les décisions politiques nationales.

Le leader de l’opposition a par ailleurs souligné que le nouveau gouvernement ne comptait que cinq ministres issus de ses rangs, bien que ces derniers ne soient pas reconnus officiellement par le Pastef. Malgré cette exclusion, il a assuré que son parti ne déposerait aucune motion de censure contre l’exécutif, « à moins que le président et ses collaborateurs ne nous attaquent en premier ».

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