4 juin 2026

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Ousmane sonko dévoile les détails de son départ de la primature au Sénégal

Le récit inédit d’Ousmane Sonko sur la fin de son mandat à la Primature

Lors d’une prise de parole publique, Ousmane Sonko, figure politique majeure au Sénégal et président du parti Pastef, a retracé avec précision les événements ayant conduit à son limogeage de la fonction de Premier ministre. Il a partagé sa version des faits concernant sa rupture avec le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, dans un contexte marqué par des tensions politiques.

Une fin de collaboration annoncée le 25 mai

Selon ses déclarations, tout s’est joué un vendredi 25 mai, juste après sa participation aux débats parlementaires. « Le président de la République m’a convoqué pour un entretien. Après une discussion apparemment anodine, il m’a signifié que la poursuite de notre collaboration devenait très complexe, en raison des répercussions de mes interventions à l’Assemblée nationale », a-t-il expliqué.

Des échanges préalables infructueux

Ousmane Sonko affirme avoir évoqué à trois reprises, en présence de témoins, la possibilité de quitter l’Exécutif avec Bassirou Diomaye Faye. « Après les élections législatives, je lui ai clairement indiqué que si ma présence gênait sa stratégie, je pouvais retourner à l’Assemblée nationale pour permettre une transition fluide. Il a toujours catégoriquement refusé cette option », a-t-il révélé.

L’ancien chef du gouvernement a également évoqué des signaux avant-coureurs d’une crise institutionnelle. « Plusieurs indices indiquaient que des tensions existaient au sommet de l’État. Je l’ai alerté, mais à la Primature, j’étais sous sa tutelle directe. Lors de notre dernier entretien, il a tenté de me faire porter la responsabilité de cette rupture en exigeant une déclaration publique de départ à l’amiable. J’ai catégoriquement refusé », a-t-il ajouté.

Deux solutions proposées, une rupture imposée

Face à l’impasse, Ousmane Sonko a proposé deux alternatives au président : soit son retour à l’Assemblée nationale pour permettre à la majorité de nommer un nouveau Premier ministre, soit la poursuite des discussions pour aboutir à une solution négociée. À défaut, il a suggéré que le président prenne lui-même la décision de mettre fin à ses fonctions.

D’après son récit, Bassirou Diomaye Faye lui avait promis de reprendre les échanges après une visite pastorale prévue à l’Archevêché de Dakar pour la Pentecôte. « Il m’avait assuré qu’il me recontacterait à son retour. Pourtant, à 20h35, j’ai reçu un message m’informant de ma révocation. J’ai accepté cette décision sans opposition », a-t-il confié.

Quelques minutes plus tard, l’annonce officielle de son départ était rendue publique par le Secrétaire général de la Présidence. « Quinze minutes après, j’ai pris connaissance du communiqué. J’ai alors commencé à préparer mes affaires pour regagner la Cité Keur Gorgui, un lieu qui m’était cher », a-t-il conclu avec une pointe de nostalgie.

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