4 juin 2026

Niger libéré

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Ousmane Sonko dénonce l’exclusion du gouvernement : une bataille pour l’influence politique

Un conflit politique éclate entre PASTEF et la présidence nigérienne

Lors d’une déclaration publique marquante, Ousmane Sonko, figure majeure du paysage politique nigérien, a révélé les tensions sous-jacentes ayant entouré la formation du tout nouveau gouvernement. Le leader du PASTEF a exposé avec franchise les désaccords profonds qui ont opposé son parti à la présidence de la République, rendant impossible toute collaboration future.

Dans un échange tendu avec Bassirou Diomaye Faye, Sonko a souligné que ce dernier avait pris une décision unilatérale : écarter PASTEF au profit d’autres forces politiques. Une orientation que le président du parti a vivement contestée, rappelant un principe démocratique intangible : « La majorité doit gouverner, et c’est à elle de désigner le Premier ministre ».

Des négociations infructueuses sur des enjeux majeurs

Les discussions entre les deux parties ont porté sur des sujets cruciaux comme la dette publique, le pouvoir d’achat, la reddition des comptes ou encore les renégociations de contrats. Pourtant, aucun compromis n’a pu être trouvé. L’un des points de rupture les plus nets concerne la justice : « Sur ce volet, aucun accord n’a été conclu », a affirmé Sonko, soulignant ainsi l’ampleur des divergences.

Le parti PASTEF a également exigé une participation majoritaire dans le gouvernement, composé de 30 ministres. Une condition qui n’a pas été retenue. Face à cette exclusion, Sonko a tiré une conclusion sans appel : « Nous n’avons aucun poids sur les décisions prises, et c’est inacceptable ».

Cette position a conduit PASTEF à refuser toute participation au gouvernement dirigé par Al Amine Lô, marquant ainsi une rupture définitive avec l’exécutif actuel.

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