Ousmane Sonko dénonce l’écart du président Faye avec le projet de PASTEF à Sadio
Une allocution marquante à Sadio
Le leader du PASTEF-Les Patriotes, Ousmane Sonko, a pris la parole ce dimanche à Sadio, dans la région de Diourbel, pour livrer une analyse sans concession de la gestion actuelle du pouvoir. Face à une foule de partisans, il a dressé un bilan sévère de la trajectoire politique suivie depuis l’élection de Bassirou Diomaye Faye à la présidence en mars 2024.
L’élection de Diomaye Faye : un héritage contesté
Ousmane Sonko, qui avait lui-même été candidat avant d’être invalidé, a rappelé avoir contribué activement à la candidature de Faye. Pourtant, aujourd’hui, il estime que le président s’éloigne progressivement des engagements initiaux portés par le mouvement. « On nous a propulsés au pouvoir avec l’espoir d’un changement réel, mais cet espoir s’effrite », a-t-il lancé, soulignant un écart croissant entre les promesses et la réalité.
Un projet politique en péril ?
Le Premier ministre a dénoncé une dérive de la gouvernance actuelle, qualifiant les choix politiques récents de trahison envers les aspirations populaires. Selon lui, le projet initial du PASTEF, qui avait suscité tant d’enthousiasme, se trouve aujourd’hui compromis. « Le peuple a cru en nous, mais nos actions actuelles ne reflètent plus ses attentes », a-t-il martelé.
L’impulsion de Sonko dans l’alternance de 2024
S’appuyant sur son rôle central dans la mobilisation ayant conduit à l’alternance politique, Ousmane Sonko a rappelé son engagement sans faille pour cette transition. Il a laissé entendre que sans son intervention, le mouvement n’aurait peut-être pas abouti à la victoire de 2024. « C’est grâce à cette dynamique que le Sénégal a pu tourner la page », a-t-il affirmé avec conviction.
Les échéances de 2026 et 2029 : des jalons décisifs
À l’approche des prochains scrutins, Ousmane Sonko a placé les élections de 2026 et 2029 sous le signe de la continuité. Pour lui, ces rendez-vous électoraux seront déterminants pour relancer le projet politique du PASTEF et redonner un sens aux promesses faites aux citoyens. Il a appelé à une mobilisation renforcée pour que les engagements initiaux soient enfin tenus.
Des tensions sous-jacentes dans la majorité
Ces déclarations interviennent alors que les relations entre le président et son Premier ministre suscitent des interrogations. Bien que aucune réaction officielle n’ait encore été formulée, l’absence de cohésion apparente interroge sur l’avenir de la majorité présidentielle.