16 septembre 2026

Niger libéré

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Nigeria : derrière les chiffres records de l’armée nigériane, la chute programmée des groupes jihadistes au lac Tchad

L’armée nigériane dévoile les coulisses d’une offensive sans précédent

Alors que le commandement de l’opération HADIN KAI vient de changer de main à Maiduguri, le général Abdulsalam Abubakar a levé le voile sur des données accablantes pour les groupes jihadistes. En moins d’un an, plus de 1 100 combattants de Boko Haram et de l’ISWAP ont été neutralisés, tandis que 638 civils étaient arrachés à l’emprise des insurgés. Mais derrière ces chiffres, quels mécanismes ont permis un pareil tournant ?

Une mécanique militaire destructrice pour les groupes armés

Les opérations menées depuis avril 2025 dans les bastions historiques des insurgés, comme la forêt de Sambisa ou les monts Mandara, ont révélé une stratégie implacable. Les frappes terrestres et aériennes ont ciblé non seulement les combattants, mais aussi leurs ressources logistiques. Résultat : 1 106 terroristes éliminés, selon les déclarations officielles.

Armes, munitions et engins explosifs : le matériel saisi qui affaiblit les jihadistes

L’armée nigériane a récupéré un arsenal impressionnant, comprenant 475 armes à feu de différents calibres et 295 engins explosifs improvisés (EEI) neutralisés. Ces saisies témoignent d’une dégradation des capacités opérationnelles des groupes insurgés, dont les réseaux de soutien sont désormais sous pression.

Les réseaux logistiques, talon d’Achille des maquisards

Au-delà des combats, c’est sur le terrain du renseignement que l’offensive a porté ses fruits les plus cruciaux. 758 collaborateurs présumés, chargés du ravitaillement en nourriture, carburant et communications, ont été arrêtés. Ces arrestations ont privé les jihadistes de leur « colonne vertébrale opérationnelle », essentielle à leur survie.

La reddition, nouvelle donne dans la guerre contre le terrorisme

Avec 969 personnes ayant déposé les armes ou quitté les zones contrôlées par les insurgés, la pression militaire a forcé un mouvement de masse. Ce chiffre inclut des combattants mais aussi leurs familles, désormais prises en charge par les programmes gouvernementaux de démobilisation et réintégration (DDR).

Plus de 600 civils sauvés : l’humanité au cœur des opérations

Parmi les succès les plus marquants figure la libération de 638 civils, majoritairement des femmes et des enfants enlevés lors de raids perpétrés dans des villages isolés. Ces rescapés bénéficient désormais d’un protocole médical et psychologique avant d’être réintégrés dans la société avec l’aide d’ONG locales.

Un conflit loin d’être terminé : les défis persistants

Malgré ces avancées, la menace jihadiste n’a pas disparu. Depuis 2009, le conflit a causé plus de 40 000 morts et déplacé plus de deux millions de personnes dans le bassin du lac Tchad. L’ISWAP, dissidence de Boko Haram, conserve une capacité de nuisance grâce à des tactiques d’embuscade et à l’usage d’EEI. Le nouveau commandement de HADIN KAI devra donc poursuivre cette dynamique pour sécuriser durablement les zones libérées et permettre le retour des populations déplacées.

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