Nantes-Toulouse : le match de Ligue 1 stoppé après des incidents graves
Une soirée chaotique s’est jouée à la Beaujoire ce dimanche, marquée par l’interruption du match de Ligue 1 opposant Nantes à Toulouse. Dès la 22e minute, la rencontre a été suspendue en raison de jets de fumigènes et d’un envahissement de terrain par des supporters hostiles.
Des banderoles offensantes et des fumigènes, lancés depuis la Tribune Loire, ont plongé le stade dans une atmosphère explosive. Malgré la présence d’une centaine de CRS, les forces de l’ordre se sont retrouvées désorientées face à l’ampleur des troubles. Les joueurs nantais, dont certains ont même quitté le terrain en urgence, ont demandé à leurs proches de quitter immédiatement l’enceinte.
L’arbitre Stéphanie Frappart a ordonné le retour des deux équipes aux vestiaires, mais Vahid Halilhodzic, entraîneur de Nantes à 74 ans pour son ultime match, est resté pour affronter les perturbateurs. Très affecté par ces scènes, il a tenté de s’approcher des supporters avant d’être retenu par les stadiers. Quelques minutes plus tôt, il avait été acclamé par les membres de la Brigade Loire, mais les émotions ont rapidement cédé place à la colère.
Les affrontements ont duré plus de dix minutes : des sièges arrachés ont été projetés sur les forces de l’ordre, tandis que les CRS tentèrent en vain de pénétrer dans la Tribune Loire. Repoussés par des individus équipés de cagoules, ils ont essuyé des jets violents. À l’intérieur du stade, les spectateurs ont assisté, médusés, à cette escalade de violence.
Halilhodzic, revenu au bord du terrain, a proposé d’aller parlementer avec les supporters. « C’est trop dangereux, ils en viennent aux mains », lui a-t-on répondu. « Mais que vont-ils faire ? », a rétorqué l’entraîneur, visiblement impuissant face à la dérive.
Une cellule de crise a été formée par la LFP et les autorités pour trancher le sort de ce match. Toutes les hypothèses sont envisagées, y compris l’arrêt définitif de la rencontre. À 21h45, plus de 45 minutes après l’interruption, le coup d’envoi n’était toujours pas donné.