Maroc élu au bureau de l’assemblée parlementaire de l’union pour la méditerranée
Le Maroc renforce son influence au sein de l’Assemblée parlementaire de l’Union pour la Méditerranée
Le Royaume du Maroc a marqué un tournant diplomatique en intégrant officiellement le Bureau de l’Assemblée parlementaire de l’Union pour la Méditerranée (AP-UpM). Cette décision, validée lors de la 19e session plénière tenue au siège du Parlement égyptien, officialise la reconnaissance de l’engagement actif du Parlement marocain au sein de cette instance euro-méditerranéenne. Par ailleurs, le Maroc se voit confier la présidence de la Commission de l’intelligence artificielle, un rôle stratégique qui reflète la confiance accordée à sa diplomatie parlementaire.

Une délégation marocaine, menée par Abdelmajid Fassi Fihri, vice-président de la Chambre des représentants, a participé activement aux débats du 10e Sommet des présidents de parlements et de la 19e session de l’AP-UpM. Ces rencontres, organisées dans la nouvelle capitale administrative égyptienne, ont permis de redéfinir les priorités de l’assemblée pour la période 2026-2030.
Un engagement renforcé pour la coopération euro-méditerranéenne
Lors de ces travaux, les parlementaires ont validé la composition du nouveau Bureau de l’AP-UpM et les présidences des commissions permanentes. Le choix du Maroc pour siéger au Bureau et diriger la Commission de l’intelligence artificielle souligne son rôle croissant dans les instances méditerranéennes. Fassi Fihri a réaffirmé, au nom du Parlement marocain, que l’AP-UpM constitue un cadre essentiel pour consolider le dialogue et la coopération entre les parlements des deux rives de la Méditerranée.
Les enjeux clés de la transition méditerranéenne
Les discussions ont mis en lumière les défis majeurs auxquels fait face la région : les mutations technologiques, la recomposition des rapports de force, et l’évolution des mécanismes décisionnels. Les thèmes abordés – intelligence artificielle, participation des jeunes et diplomatie parlementaire – illustrent une volonté commune de répondre aux transformations profondes qui traversent l’espace méditerranéen. Fassi Fihri a souligné que le Maroc, sous l’impulsion de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, s’inscrit dans une dynamique de modernisation économique et de développement des infrastructures numériques, plaçant l’économie du savoir au cœur de sa stratégie de développement durable.
Un rôle moteur dans les commissions prioritaires
La délégation marocaine, composée de parlementaires expérimentés comme Chaoui Belassal, Meriem Rmili, Houria Didi, Rabab Aïlal, Salwa Demnati et Ibrahim Aâba, a contribué aux échanges sur des enjeux prioritaires :
- Diplomatie parlementaire : Renforcement des liens entre les États membres.
- Intelligence artificielle : Orientation des politiques publiques dans ce domaine stratégique.
- Implication des jeunes : Promouvoir leur participation dans les processus décisionnels.
- Sécurité et stabilité : Renforcer la coopération régionale pour un développement partagé.
Les travaux se sont conclus sur un appel unanime à maintenir la coordination entre les parlements et à faire de l’AP-UpM une plateforme de dialogue au service de la paix, de la stabilité et de la prospérité commune en Méditerranée.