Mali : la junte offre une prime pour la capture de dirigeants jihadistes et rebelles
Un chef jihadiste et des figures rebelles parmi les cibles prioritaires
Ancien rebelle touareg devenu diplomate avant de prendre les rênes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) en 2017, Iyad Ag Ghaly incarne aujourd’hui la menace terroriste la plus redoutée au Sahel. Son nom figure sur les listes noires des Nations unies, des États-Unis et de la Cour pénale internationale (CPI), cette dernière l’ayant même inculpé pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.
Des attaques sans précédent ciblent Bamako et ses alliés
Le Mali traverse une crise sécuritaire sans précédent après des assauts d’une violence inouïe menés fin avril par des combattants du JNIM en collaboration avec le Front de libération de l’Azawad (FLA), mouvement à dominante touarègue. Ces offensives coordonnées ont frappé des infrastructures stratégiques dans plusieurs régions, plongeant le pays dans une instabilité alarmante. Parmi les victimes de ces attaques figure Sadio Camara, ministre malien de la Défense et figure centrale de la junte au pouvoir, mort lors d’un attentat-suicide.
Une prime record pour démanteler les réseaux terroristes
Face à cette escalade, le gouvernement malien a annoncé jeudi une mesure exceptionnelle : une récompense financière de 2,2 millions d’euros est désormais offerte pour toute information menant à l’arrestation ou à l’élimination de six responsables présumés. Parmi les cibles désignées, Amadou Kouffa, autre dirigeant clé du JNIM, ainsi que Alghabass Ag Intalla et Bilal Ag Cherif, deux figures majeures du FLA.
Le communiqué officiel précise que ces individus sont activement traqués pour leur rôle présumé dans l’organisation et l’exécution d’actes terroristes ayant mis en péril la sécurité des populations et des biens sur l’ensemble du territoire.
Un conflit aux racines profondes
Depuis plus d’une décennie, le Mali est en proie à une crise sécuritaire endémique, exacerbée par les actions du JNIM, de l’État islamique et de groupes criminels communautaires. Ces violences ont profondément ébranlé la stabilité du pays, poussant les autorités à durcir leur réponse avec des mesures radicales.