Loi pénale au Sénégal : Sonko confirme l’application stricte contre les actes contre nature
Un durcissement du Code pénal pour répondre à des enjeux sociétaux
Le Premier ministre Ousmane Sonko a confirmé devant l’Assemblée nationale que la nouvelle disposition législative renforçant les sanctions contre les actes contre nature sera mise en œuvre avec fermeté. Lors des questions d’actualité, il a rappelé que toute loi, une fois adoptée, s’impose à tous les citoyens, y compris ceux qui en ont contesté le principe.
Une réforme pénale pour protéger la société sénégalaise
Promulguée par le président Bassirou Diomaye Faye, la loi n°2026-08 du 27 mars 2026 modifie l’article 319 du Code pénal. Ce texte introduit des sanctions plus sévères, incluant des peines de cinq à dix ans d’emprisonnement et des amendes pouvant atteindre dix millions de francs CFA. Il étend également les infractions à l’apologie et au financement de ces actes.
Un rejet catégorique des pressions extérieures
Face aux critiques venues notamment de pays occidentaux, le chef du gouvernement a réaffirmé la souveraineté du Sénégal. Ousmane Sonko a souligné que la société sénégalaise est libre de définir ses propres normes et n’a « pas de leçons à recevoir » sur ce sujet. Il a justifié cette réforme par la nécessité de préserver la santé publique, évoquant notamment la lutte contre le VIH.
Une application immédiate et sans compromis
Le Premier ministre a écarté toute possibilité de moratoire, insistant sur la volonté du gouvernement d’assurer l’effectivité de la loi. Selon lui, cette disposition vise à « protéger la société » en encadrant des pratiques jugées nocives pour l’ordre social et sanitaire.