Le Tchad se retire de la Cour pénale internationale après une demande américaine
Le Tchad a annoncé jeudi son retrait de la Cour pénale internationale, évoquant son efficacité « limitée et à géométrie variable ».
Au cours d'un échange téléphonique avec le chef de la diplomatie tchadienne, les États-Unis avaient exprimé leurs préoccupations quant au fonctionnement de cette institution et souhaité un réexamen par le Tchad de son adhésion au Statut de Rome.
« Cette décision est l'aboutissement d'un examen approfondi du fonctionnement de la Cour pénale internationale depuis son entrée en fonction en 2002 ainsi que de son bilan dont l'efficacité demeure limitée et à géométrie variable », a indiqué le gouvernement tchadien.
Le Tchad prend cette décision alors qu'il a été accusé par l'armée soudanaise et par plusieurs ONG de leur faciliter les envois d'armes venues des Émirats arabes unis (EAU) à destination des paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR), qui s'opposent depuis avril 2023 à l'armée soudanaise dans une guerre civile meurtrière.
« Cette décision compromet les perspectives de succès de plusieurs initiatives en cours, notamment le signalement que nous avons déposé en 2025, pour des ONG, concernant des faits présumés de complicité de crimes internationaux liés, entre autres, à l'acheminement d'armes en provenance des EAU au profit des FSR », a commenté l'avocat français Vincent Brengarth.