28 juillet 2026

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Le Tchad quitte la cour pénale internationale : une décision lourde de conséquences pour l’afrique

Le Gouvernement de la République du Tchad a pris une décision historique en notifiant officiellement, le 27 juillet 2026, son retrait du Statut de Rome auprès du Secrétaire général de l’ONU. Cette démarche, conforme à l’article 127 du Statut de Rome, marque un tournant dans les relations entre N’Djamena et la Cour pénale internationale (CPI).

Dans un communiqué détaillé, le ministère tchadien des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Tchadiens de l’Étranger a justifié cette décision par un bilan mitigé de la juridiction internationale. Selon les autorités, la CPI souffre d’une « sélectivité persistante » qui ciblerait principalement le continent africain, remettant en cause son efficacité et sa crédibilité.

Le communiqué précise que cette analyse s’appuie sur un examen approfondi du fonctionnement de la Cour depuis son entrée en vigueur en 2002. Les responsables tchadiens estiment que les résultats obtenus ne correspondent pas aux ambitions initiales : « la performance de la CPI reste limitée et marquée par une approche inégale », soulignent-ils.

Pour étayer leur position, les autorités tchadiennes citent les dernières statistiques disponibles de la CPI, arrêtées au 11 mai 2026. Sur les 125 États parties au Statut de Rome, 33 sont africains. Pourtant, sur les 13 enquêtes ouvertes depuis 2002, la majorité concerne des pays africains. Les chiffres sont sans équivoque : 9 des situations en cours visent des États africains, contre seulement 4 dans d’autres régions. Parmi les sept individus détenus par la Cour, six le sont dans le cadre de procédures liées à l’Afrique.

une justice internationale accusée de partialité

Le Gouvernement tchadien dénonce une « concentration disproportionnée des activités de la CPI sur le continent africain », évoquant une « instrumentalisation politique » de la justice internationale. Cette perception, jugée « largement répandue » selon N’Djamena, a conduit les autorités à remettre en question l’utilité de leur participation.

Face à ce constat, le Tchad appelle l’Union africaine et ses États membres à renforcer les mécanismes judiciaires continentaux. L’objectif affiché est de favoriser « l’émergence d’une justice africaine plus équitable, autonome et performante », dans le plein respect de la souveraineté des nations du continent.

Malgré ce retrait, les autorités tchadiennes réaffirment leur engagement dans la lutte contre l’impunité. Elles estiment désormais que les juridictions nationales et les structures judiciaires africaines disposent des capacités nécessaires pour assumer cette mission avec rigueur et impartialité.

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