14 juillet 2026

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La rdc dénonce à l’ONU l’impact des ressources naturelles sur les conflits armés

La RDC alerte l’ONU sur le rôle des ressources naturelles dans les conflits armés

La RDC alerte l’ONU sur le rôle des ressources naturelles dans les conflits armés

Lors d’une intervention devant le Conseil de sécurité des Nations unies, la ministre congolaise des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, a mis en lumière un constat alarmant : les ressources naturelles du pays jouent un rôle central dans l’alimentation des conflits armés qui minent la région. Plutôt que d’envisager l’adoption de nouveaux cadres juridiques internationaux, elle a plaidé pour une meilleure coordination des dispositifs existants, notamment en matière de traçabilité des minerais, de sanctions ciblées et de gouvernance renforcée.

Elle a tenu à préciser que cette démarche ne visait aucunement à instaurer un code minier mondial ou à saper la souveraineté des États sur leurs ressources. Il s’agit, selon elle, d’une approche pragmatique pour renforcer la transparence et limiter l’exploitation illégale des richesses naturelles.

La France a réagi en rappelant l’urgence d’appliquer la résolution 2773, spécifiquement dédiée à la situation dans l’est de la République démocratique du Congo. Les autorités françaises ont souligné que le groupe armé M23 contrôle désormais entre 15 et 30 % de la production mondiale de coltan à Rubaya, un secteur stratégique. Elles ont appelé à renforcer les mécanismes de traçabilité et à durcir les sanctions contre les acteurs impliqués dans ces réseaux.

Des positions radicalement opposées parmi les grandes puissances

Les États-Unis ont, quant à eux, insisté sur la nécessité de sécuriser les chaînes d’approvisionnement en minerais critiques. Ils ont évoqué les investissements massifs engagés pour stabiliser ce secteur et garantir un approvisionnement durable, tout en limitant les risques de financement des groupes armés.

La Chine a adopté une position radicalement différente, défendant le principe de souveraineté absolue des États sur leurs ressources naturelles. Pékin a catégoriquement rejeté toute tentative de politisation du débat, insistant sur le respect des choix souverains en matière d’exploitation minière.

La Russie, de son côté, a balayé l’idée d’un manque de cadre normatif international, attribuant les conflits à des causes endogènes, comme l’instabilité politique chronique et les ingérences étrangères, plutôt qu’à l’absence de règles.

Ces échanges ont révélé des divergences profondes entre les grandes puissances, chacune défendant une vision distincte de la gouvernance mondiale des ressources naturelles. Alors que certains prônent un renforcement des contrôles et des sanctions, d’autres privilégient la non-ingérence et la souveraineté étatique.

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