La Libye lance une opération massive de sécurisation à ses frontières sud
Sécurisation renforcée à la frontière libyo-tchadienne : une opération d’envergure en cours
Le colonel Ahmed Abu Qila, en charge des unités de surveillance désertique dans le sud de la Libye, a dévoilé le lancement d’un vaste programme de ratissage ciblant les zones frontalières. Cette initiative s’étend de Sebha et Umm al-Aranib jusqu’à Qatrun, en passant par Dahaan Murzuq et Tajarhi, avant d’atteindre la frontière avec le Tchad. Objectif affiché : renforcer la sécurité régionale et endiguer les flux migratoires illégaux.
Une stratégie coordonnée pour sécuriser les axes stratégiques
Lors d’une allocution télévisée, le colonel Abu Qila a détaillé les contours de cette opération. Les patrouilles couvrent désormais un corridor s’étendant de Sebha et Umm al-Aranib jusqu’à la frontière tchadienne, en englobant les localités de Qatrun, Dahaan Murzuq et Tajarhi. Les équipes sur le terrain finalisent actuellement les tracés des itinéraires et élaborent un plan d’action global pour les prochains mois.
Un poste de contrôle dédié sera prochainement implanté dans la « zone frontalière 17 », un secteur identifié comme particulièrement sensible aux mouvements transfrontaliers. Cette structure servira de point névralgique pour la coordination des opérations et la centralisation des informations.
La lutte contre l’immigration irrégulière, une priorité nationale
Le commandant a souligné l’engagement absolu des plus hautes autorités militaires dans cette démarche. Le commandement général apporte un soutien logistique et opérationnel sans faille à l’Agence de lutte contre l’immigration, reconnaissant l’urgence de la situation. « La crise migratoire représente un défi majeur pour notre sécurité nationale », a-t-il affirmé, rappelant que cette problématique dépasse le cadre régional pour s’inscrire dans une logique de stabilité nationale.
Le vice-commandant général de l’agence a joué un rôle clé dans l’amélioration des capacités opérationnelles, en fournissant un appui matériel et technique décisif. Cette impulsion a permis d’accroître significativement l’efficacité des patrouilles et de moderniser les moyens de surveillance.
Renforcement des partenariats et des moyens technologiques
Pour consolider cette dynamique, la Libye mise sur le renforcement de ses alliances régionales et l’acquisition d’équipements de pointe. Des accords sont en cours de finalisation avec plusieurs pays partenaires pour faciliter l’échange d’informations et harmoniser les actions contre les réseaux criminels. Parallèlement, l’importation de technologies avancées devrait permettre de mieux traquer les passeurs et les groupes organisés opérant à la frontière.
Cette mobilisation s’inscrit dans une volonté affichée de reprendre le contrôle des flux migratoires et de sécuriser les espaces désertiques, souvent utilisés comme voies de passage par les trafiquants.